la tribune d'en face

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Trop , c'est trop !

 Lettre à mes amis du blog « la tribune d’en face »

 

Marre… marre… marre d’être déçu, marre d’être exaspéré, marre d’être en colère, marre d’être abattu, marre d’être fataliste, marre d’espérer en vain, marre des crispations, des éclats de voix, des emportements. Je viens d’éteindre mon poste, quitté le match avant la fin. Trop, c’est trop.

Pas question pour moi, non plus de mettre dans ce texte un score qui m’horrifie, glace mon vieux sang de supporter qui n’avait jamais vu « ÇA »

Et puis, comment voulez-vous alors que j’aie envie d’écrire une chronique pour vous foutre le bourdon chaque semaine en me lamentant lamentablement. Ma relation avec vous demande entrain, enthousiasme, plaisir commun, pas pleurnicheries, ni récriminations. Originalité aussi parfois et un peu de folie joyeuse. Vous m’avez fait l’honneur d’apprécier mes écrits, me l’avez dit, comment voulez-vous que j’aie envie de vous servir des jérémiades. Ce serait vous manquer de respect, à vous surtout qui régulièrement venez m’écrire sur le blog, m’encourager à poursuivre.

Quoi ? Passer des heures sur mon ordi à cogiter quelles balivernes je vais pouvoir pondre après la dernière branlée que vient de prendre mon équipe préférée, suite à son manque d’investissement, d’envie, face à un entraineur que je n’ai plus envie de soutenir, qui ne m’inspire que critiques, un président que je ne comprends plus, dont je condamne le mutisme. Depuis que j’ai commencé à faire vivre mon blog « La tribune d’en face »,  il y a 10 ans déjà, j’ai pris plaisir à vous rencontrer au travers de mes mots, mes délires parfois. Pas question d’y oublier mes photos non plus, prises consciencieusement à chaque match au Hameau.

Mais, là, je suis arrivé au bout de ce que je peux donner, le désenchantement a tout détruit, l’envie m’a quitté… de plus en plus persuadé que je n’aurai que désolations à écrire sur les matchs futurs de ceux que mon admiration a quittés. J’arrête ma chronique. Je vous en demande pardon. « Pardon », mot jamais entendu  car jamais prononcé par quelconque dirigeant du club et adressé aux supporters. Le feront-ils un jour ? Non. Leur ego, leur orgueil  les en empêchera. C’est d’ailleurs une forme de mépris… qui m’insupporte. Ce soir, je ne les ai pas entendus se mettre en cause… A part parler d’eux-mêmes, ils n’ont rien apporté de plus au débat. A croire que l’entreprise de démolition est en marche. Que pourrais-je y ajouter moi-même ?

Je rentre dans le rang des supporters, les déçus qui ont malgré tout mis leur espoir « au confit », manière de le ressortir pour des jours meilleurs… Quand ? Mystère, hélas. Mystère lointain, à mon sens.

Je reste aux cotés de mes amis fidèles dans ma tribune, sur les réseaux sociaux, au coin du bar... Ils vont m’engueuler, me traiter amicalement de « dégonflé »… mais ne me blâmeront pas plus que ça, car eux aussi en ont marre, marre, marre… On en a tous marre…

* * *

Et puisque que vous avez, par vos commentaires, contribué à faire vivre ce blog, je laisserai la parole à l’un d’entre-vous, en guise de conclusion. Chaque supporter a sa sensibilité et ne comprend pas toujours les réactions de l’autre, face aux échecs et à ces succès devenus trop rares.  Toutes les critiques sont toutes respectables tant qu’elles respectent… justement.

Voici donc le commentaire d’ Hugo

« Quelqu'un a dit que tant que si nous n'avions pas été joueur nous ne pouvions pas comprendre la différence de motivation entre une équipe qui ne joue rien et une équipe qui joue sa qualification en TOP 6 - Si c'est des temps anciens qu'il parle je serai d'accord avec lui, aujourd'hui c'est, malgré tout légèrement différent - La différence c'est le salaire en fin de mois, ce sont les conditions mises à leur disposition pour que leur quotidien soit des plus confortables possible et c'est enfin, le plaisir de vivre sa passion au quotidien. Nous, notre salaire il est à diviser par deux, trois, quatre, cinq, six, dix, vingt et parfois plus pour certains d'entre nous, par rapport à eux, le confort de nos conditions de travail n'est pas toujours la priorité de nos patrons dans nos entreprises, et enfin, si j'annonce que je ne pourrai pas atteindre l'échelon supérieur et que donc je ne suis plus motivé pour travailler, cela m'étonnerait que mon patron ne me vire pas. Voilà toutes ces petites différences que peut être les joueurs actuels ont du mal à comprendre et qu'il serait fort judicieux de leur préciser, dans un premier temps pour leur expliquer qu'un comportement en match ne s'évalue pas uniquement au résultat de celui-ci, et dans un deuxième temps, pour leur après-carrière, car tous ne trouveront pas la solution pour continuer à manger du gâteau pendant encore quelques années. Je ne m'étendrai pas sur le prix des places et sur les horaires dominicaux pendant lesquels nous faisons le choix, parfois compliqué, de venir les soutenir, surtout qu'ils n'oublient jamais cela. Nous sommes loin du foot, ne cherchons pas, au travers de comportements défaillants, de nous en rapprocher. La Section Paloise doit rester en Top 14 et nous devons être là pour que les joueurs en soient persuadés. C'est facile de quitter un club qui ne tourne pas, il suffit d'appeler son agent, c'est plus compliqué d'aller chercher au fond de soi l'ultime résistance à la fuite, à savoir la bravoure et la fierté . Ce club vous a aidé, aidez-le maintenant. »



14/04/2019
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