la tribune d'en face

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Section Paloise 34-Brive 15

 

 « J'aurais aimé être un All-Black. Ça doit être bien de mettre des branlées à tout le monde. »   (Christophe Juillet)

 

Ça doit être bien de mettre des branlées à tout le monde, en effet. Hélas, ce ne sont plus nos Bleus qui en sont capables, empruntés, maladroits et sans imagination offensive. Au point que le mot « french flair », cet anglicisme qui pourrait être si moderne, est plutôt devenu une expression désuète sorti d’un vocabulaire oublié depuis la nuit des temps. Il y a de la crise dans l’air. Comment en sortira-t-on ? Avec une Coupe du Monde en France ? C’est peut-être le meilleur remède qu’on a trouvé, mais parfois les remèdes de cheval peuvent avoir des effets pires que le mal. Souhaitons quand même que cette embellie espérée, cette Coupe 2023 nous… Laporte ! Juste pour sortir de la crise… mot moultes fois lu et entendu, ces temps-ci, dès qu’on parle ballon ovale ; particulièrement depuis que notre rugby s’est labellisé professionnel. Comme s’il fallait regretter qu’il le soit devenu !

Crise: Monsieur Larousse en dresse deux définitions qui conviennent à ce que nous savons, par presse interposée, de la situation au sein du staff de notre Section Paloise : « Moment très difficile dans la vie de quelqu'un, d'un groupe, dans le déroulement d'une activité »- « Manifestation violente d'un état morbide, survenant en pleine santé apparente ».

Certains aimeraient bien en savoir plus, et , pas d’hypocrisie, je ne manquerais pas moi non plus de m’intéresser à ce qui pourrait en sortir mais j’avoue que, Gala et Closer n’étant pas ma tasse de thé, je me porte aussi bien de n’en rien savoir de plus.

Pour la stabilité du club… pour tout ce qui s’est bâti patiemment… pour la passion qui anime toutes les forces vives du Béarn autour des couleurs vertes et blanches. Ce serait trop bête que…  

Juste eu envie d’en tirer quelques sourires au travers d’une BD de mon cru.

 

Les supporters commentent la crise.jpg

 

Venons-en maintenant au match du jour proprement dit, celui qu’il ne fallait pas louper, justement après ces remous d’arrière-cour et  un bilan sportif quelque peu empreint de doutes après les dernières prestations, qui laissaient les supporters sur leur faim. Un classement dans le Top 14 peu en phase avec les ambitions annoncées et, pourtant, beaucoup de raisons de se dire qu’on « n’était pas loin d’en haut » après les points laissés contre Montpellier, le Stade Français et plus récemment au Racing.

Un match suivi pour ma part, santé oblige, « d’en face de la Tribune d’en face », sur Rugby +, manière de voir la gueule qu’avait, en Haute Définition, le nouvel édifice promis à une inauguration imminente.

Un match qui commença en « eau de boudin », l’arbitre s’étant pris les pieds dans la pelouse à l’échauffement : un changement de referee qui ne provoqua guère d’enthousiasme délirant de ma part, la suite me donnant que peu de raisons de changer l’image que j’ai de celui qui avait été nommé. Quand je me remémore un Joël Dumé, quand je vois Jérome Garcès ou Mathieu Raynal, par exemple, officier, je me dis qu’une réputation d’arbitre et l’image qu’ils peuvent avoir auprès du public, se construit largement grâce à la manière dont on dialogue, qu’on parle avec les joueurs pendant le match, la façon dont on construit sa relation avec eux, grâce aux mots qu’on choisit pour le dire. Juste une affaire d’intonation et de manière de répondre à l’autre. Je me dis aussi qu’un bon match de rugby ne se construit pas à coups de cartons de toutes les couleurs. Comme l’institeur-trice (écriture inclusive oblige) qui gueule sans arrêt, l’œil noir et le ton grave, pour ne jamais rien obtenir finalement de ses élèves. Nous en avons eu la preuve ce Samedi… avec  idée que la revanche à Brive risque d’être bien... gaillarde !! Sans M. Hourquet.

 

Car de bon match, il n’y eut guère. Car, de match, il y eut guère (… ou guerre d’ailleurs).

Et pour nos couleurs, ce fut tour à tour, le Vert à moitié vide et le Vert à moitié plein. Assez plein même en 1è mi-temps qui vit briller Taylor par sa précision au pied, tirs au but et coups de pieds décroisés millimétrés, l’activité de Mowen et de Lespiaucq, les relances de Malié et surtout, le superbe match de Ramsay, présence tous azimuts en défense et cad’dèb’ d’école pour un essai perso de celui que je considère comme le meilleur… 3è ligne de la Section. Quel bonheur ensuite de le voir récidiver derrière la ligne ; quel gâchis, hélas, de le voir, encore sortir du match pour un placage haut : ça devient chez lui un mal récurrent qui pénalise trop son équipe. A croire qu’il a trop grandi à ne plus pouvoir plaquer bien bas façon Armitage !

Ensuite, en seconde période, Vert à moitié vide, ce fut un brouillon de rugby, comme prémonitoire de ce qui nous serait servi ensuite sur la pelouse du Stade de France.

On espérait le point-bonus offensif, on eut du Briviste vexé, puissant et démolisseur. Et quand, il s’agit d’enfoncer le clou sur des touches près de leur ligne, on se mit à nouveau à balbutier les lancés alors que tout laissait à croire, auparavant, que ce vieux démon de la touche avait bel et bien été chassé.

On se saura jamais, non plus, si Pourailly serait allé derrière la ligne, avec le ballon de contre que Mowen refusa de lui donner, en « pétant dans du noir »…  gâchant ainsi une copie presque parfaite de sa part.

Et puis, il y eut ces deux cartons rouges… comme un jugement de Salomon Hourquet. Nécessaires ? Que vit-il lui-même des uppercuts donnés… ou pas, alors qu’il suivait l’action de jeu ? Du superflu, finalement, dans un échange  de « cadeaux » stupides et  inutiles.

 

Allez, on passe à la suite… et on serre les fesses. L’entrée de l’hiver risque d’être chaud, cette année… très chaud ! Et ce ne sera pas la faute du réchauffement climatique.

 

 



19/11/2017
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