la tribune d'en face

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Section Paloise 27 - Agen 17

    « Une bonne enguelade n’a jamais fait de mal à personne » disait mon père. Même si les temps ont changé, même s’il n’est pas de bon ton d’adopter une pédagogie trop agressive pour parfaire une éducation… c’est ainsi…on ne peut pas dire que le coup de colère du président Pontneau n’a pas eu quelque effet sur le sursaut ô combien nécessaire de notre XV vert et blanc, ce Samedi soir au Hameau.

Mais avant de développer, et en restant dans le domaine de l’éducation, c’est quand même un Coup de gueule qu’a envie de pousser le « pédago » que je fus. Il y eut le temps où, quand l’enfant faisait une bêtise, on lui tapait sur les doigts avec une baguette, ouille !! Il y eut même, pour les éducateurs les plus sadiques ,le redouté martinet. Parfois, on collait le coupable au « piquet », manière de le faire cogiter quelques minutes, les mains sur la tête, et quelques fois, re-ouille !, le manche à balai sous les genoux. Perso, j’eus souvent l’occasion de priver mes élèves de « récré » avec quelques « lignes » à faire sur le brouillon. Faut plus, non, faut plus, c’est mal de traumatiser l’enfant en le marginalisant. Faut lui expliquer gentiment… parait qu’il comprend très bien, vous expliqueront doctement les pédagos de salon qui cogitent tranquillou dans les ministères et autres instituts, et qui n’ont jamais eu le moindre groupe d’enfants à gérer.

Mais quel rapport avec notre Pau-Agen du jour, me direz-vous ? Voilà, j’y arrive. Un président de club pousse une gueulante attendue et réclamée à cor et à cris, pour réveiller les consciences des joueurs, accusés de laxisme, de manque de motivation. Et voilà que dans la même semaine, on apprend qu’un joueur s’est rendu coupable de faits qui l’ont conduit devant un tribunal.  Oh, rien qui puisse lui valoir la guillotine, non. Juste une sentence censée lui « calmer les nerfs » pour quelque temps. Et bien, quelle n’est pas ma surprise de retrouver le personnage sur le terrain pour ce match, à un poste où rien ne justifiait sa présence indispensable, vu que le poste, la troisième ligne, en question est largement pourvu en joueurs qui piaffent d’impatience de remettre ça, et qui, bizarrement, mystérieusement, sont « au placard » sans raison apparente, sinon celle de ne pas plaire.

N’avez-vous pas l’impression que ce choix de personne n’a pas en quelques minutes foutu par terre le message présidentiel ? Comme quand ma mère me donnait un bonbon en cachette, quand je pleurais parce que mon père m’avait puni ?

C’était le coup de gueule de Coup. I am quelque peu angry, voilà. Passons à la suite.

 

Il suffisait de s’imprégner, hier soir, de l’ambiance d’après-match pour s’apercevoir que le soulagement était là dans les « têtes supportrices », mais rien de plus. Aucun enthousiasme délirant. Certains diront que le public palois est « nul », qu’il ne soutient pas son équipe.  Je dirai plutôt qu’il a appris à devenir sage, échaudé qu’il fut par les prestations précédentes qui avaient vu s’effondrer toutes leurs illusions, des illusions entretenues à l‘époque par des messages dithyrambiques annonçant la venue du messie « Top 6 » dans le paradis Hameau. On a vu ce qu’il en était advenu.

Hier, on assista à un match où il s’agissait de remonter son moral après s’être fait remonter les bretelles. On y vit une agressivité qui, certes s’émoussa au fil de la partie, mais permit « d’atteindre les objectifs ».  On défendit fort bien ; preuve en est que cette attaque agenaise réputée et tellement imprévisible, fut muselée et ne put s’exprimer comme à l’habitude.

On ne s’attendait pas à grand-chose d’autre, en fait, que de voir les Palois défendre avec abnégation, et, bien moins, de les voir s’envoler derrière les lignes arrières adverses… remember Toulon. Pourtant, on vit 2 superbes essais de « transpercement », l’un, au métier, d’un excellent Stanley, l’autre, au culot, d’un prometteur Pinto. Le troisième étant l’œuvre de l’exemplaire de la soirée… de la saison, même, Ben Mowen, lui dont le départ serait tout aussi préjudiciable que ceux de Julie Pierre et Conrad Smith.

Vu le nombre de blessés importants à ce poste, il ne fallait pas s’attendre à une grande prestation dans l’alignement face à des clients comme Marchois; juste faire le job et tenir : ça aurait été un comble que Malafosse fasse le match de l’année alors qu’on l’avait laissé au placard depuis 6 mois. J’aurais pourtant bien aimé qu’il marque un essai, manière de voir la tête de… certain… juste en face de moi, sur le bord de touche, en face de la tribune d’en face.

Alors, puisque victoire il y eut, comment ne pas se réjouir de la prestation de Vincent Pinto, surtout, qui, outre son superbe essai, sut se montrer présent et s’offrit même le luxe de sauver l’équipe, en première mi-temps, en venant de son aile opposée arrêter un Agenais en passe de marquer.

Et comme Pesenti (sans prendre de carton !)  et Lestremau tinrent fort bien leur poste, on se réjouira que « la jeunesse triomphante de la formation paloise » ait pu s’exprimer de telle manière.

Je serai moins élogieux envers Daubagna qui nous habitue de moins en moins à nous… satisfaire : une chandelle-cagade qui ne s’imposait pas du tout  et une passe sautée calamiteuse et inutile  qui aurait pu fournir une occasion d’essai inespérée à l’ailier agenais furent les deux tristes faits d’arme qui provoquèrent quelques récriminations sur les gradins à son endroit. Et comme on tarda à le faire sortir, alors que le jeu ralentissait au fil des minutes, critiques et quolibets ne lui furent pas épargnés.

J’y ajouterai, qui aime bien, châtie bien, Malié dont les prestations sont carrément en demi-teinte ces temps-ci. C’est d’ailleurs sur une de ses fautes que  les Agenais surent enchainer pour passer la ligne paloise.

Alors, puisqu’il faut savoir aussi dire qu’on a été mauvais soi-même,  que nos emportements nous poussent parfois à dire du mal avant qu’il ne soit fait, j’accorderai un satisfecit à Monsieur Charabas. Tout vient à point qui sait attendre, mais ne se serait-il pas mis le public un peu dans la poche ce Samedi ? Lui qui , tout au long de la semaine fut annoncé comme le fossoyeur des ambitions paloises, il sut laisser son arrogance au vestiaire, faisant son job dans « sa plus stricte intimité ». Ne déclenchant nulle colère des travées qui l’attendaient au tournant  Peut-être avait-il lu ou entendu les foudres qui s’étaient abattues sur lui, toute la semaine ? A moins que ce ne soit « le métier qui rentre ». Ou une passion nouvelle pour les Palois ? Non, je déconne !

Et puis comme la Section a gagné… ça facilite les choses, non ? A tout le monde !

 

 



03/03/2019
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