la tribune d'en face

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Section Paloise 22 - ASM Clermont 21

 « Un  coup  de  poing,  c'est  pas  salaud,  c'est  nerveux. »  (Bernard Chevallier)

 

Ce 23 Décembre avait une saveur particulière pour le rugby palois, l’occasion d’y voir ici des parallèles particuliers entre cette rencontre au stade de la Croix du Prince entre Anciens autour d’une plaque commémorative en hommage à Michel Ollé, décédé cette année, buteur mémorable des années 70 et le match de la soirée au Hameau qui vit un autre buteur merveilleux, Tom Taylor, offrir une victoire miraculeuse à un public fou de bonheur.

Et ma petite phrase du jour, sorti de la bouche de Bernard Chevallier n’a-t-elle pas une saveur particulière : prononcée par un ancien de AS Montferrand, elle vient ici illustrer un geste dingue d’un joueur qui lui a succédé chez les Jaunards. Le hasard n’est-il pas parfois quelque peu coquin… ou sournois… ou providentiel… ou cruel, selon le côté du ballon où l’on se place ?

Une cérémonie d’émotion, d’amitié toute de simplicité a donc eu lieu ce Samedi matin à la Croix du Prince : les proches de Michel Ollé avaient été invités par les Anciens, équipiers et dirigeants du gars Michel pour inaugurer une plaque à sa mémoire sur le lieu de son éclosion de rugbyman talentueux et de ses exploits mémorables Une cérémonie où sa sœur, émue, évoqua la passion de toute la famille Ollé pour le rugby, du papa de Michel à ses enfants, et les déplacements depuis Guéret du clan, sur tous les terrains de France, à encourager le frangin et la Section. Elle avait apporté pour l’occasion le pompon vert et blanc, porte-bonheur qui avait bourlingué partout avec elle. Elle évoqua, aussi,  ses retards du Lundi au collège, retour des matchs dominicaux aux quatre coins du pays. Christian Loustaudine, Jean Michel Agest, Jean Paul Basly et Jean Louis Bosc surent évoquer à leur façon les souvenirs que Michel leur rappelait avant que François Bayrou dise l’admiration qu’il portait, jeune homme, à ce brillant joueur-buteur-passeur-animateur.

Le maire de Pau promit aussi que cette plaque resterait dans le stade, si des travaux, qu’avec tous les Anciens, il espère proches, viennent redonner une nouvelle vie à ce lieu mythique du rugby palois.

 

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Désolé de mettre à bas des croyances ancestrales que vous ont rabâchées vos parents, crédules que vous êtes, mais non, le Père Noël ne vit pas en Laponie… il est Géorgien. Non, non et non, Anémone, Lhermitte, Chazel, Jugnot et Clavier, le Père Noël n’est pas une ordure !! Désolé ! Tout du moins, pas en terre béarnaise !! C’est même le meilleur des hommes !

Il suffit pour s’en persuader de n’avoir été là que pendant l’ultime dernier instant du match de ce Samedi au Hameau.

Que je vous raconte…

Morgan Parra vient de mettre la tête dans le seau à des Palois, au demeurant fort courageux tout au long du match. Les Clermontois sont devant de 2 points et le peuple rugbyman béarnais verse déjà une larme sur ce qui sera la pire fin d’année de supporter fidèle, drapeaux en berne, bûche indigeste et Petit Jésus au plus mal . Il faudra mettre sous le sapin un cadeau empoisonné que personne ne voudra.

Il reste à ce moment du match une poignée de minutes pour se refaire la cerise (la cerise… en plein hiver… mission impossible…) et tâcher de faire faire la faute devant leurs poteaux à des Clermontois imperturbables. Faut dire qu’ils en ont vu d’autres pas plus tard que les jours précédents contre le British sarrazin coupeur de têtes.

Le temps presse pour nos Palois, la pendule ne fait pas de sentiment. On s’emploie donc à grignoter chaque brin d’herbe fraichement labourée jusqu’à, hélas, perdre le ballon de l’espoir. Un nième en avant, fatal celui-là. C’est foutu, la mêlée fatiguée et branlante ne reprendra plus rien alors que la sirène en est déjà à faire des vocalises. Les dernières secondes s’égrainent, impitoyables pendant que les deux packs se vautrent dans la gadoue. Bouchet met une petite escalope, Chaume, le nez dans la paille, en fait tout un fromage, les Palois sont verts, les Clermontois rient jaune, on finit par se souhaiter de bonnes fêtes à grandes accolades belliqueuses, prises au collet vindicatifs, regards incendiaires, mots doux adaptés et haussements d’épaules dédaigneux. Stoïque, l’arbitre regarde ça de loin et le public, chaud comme la braise et le trouillomètre à zéro, se met à  iciicicélasectionner allègrement à l’unisson. Mannix, quant à lui, joue sa partie de poker menteur et fait revenir Domingo manière qu’il aille encore une fois, rien qu’une seule fois, chatouiller quelque peu ses anciens potes.

On remet ça alors que Dame Sirène noue la joue « Alerte-Enlèvement de score gagnant ». « Flexion, lier, jeu, patapim, patapam», on s’en remet une couche, pas bien méchante. Juste faire durer, finasser et filouter à l’ancienne entre gens de métier. Alors qu’il ne reste plus à Parra qu’à envoyer la gonfle sur le toit de la tribune d’honneur (de déshonneur pour les verts), voilà qu’il se produit du jamais vu, de l’inédit dans les annales du rugby (notez que je n’ai pas écrit « anales » même s’il y avait quelque chose qui aurait pu le faire penser...). Notre Géorgien de service, lancé à fond comme s’il venait d’arriver de Tbilissi en colis express, balance une poire-maison « on a Sectionnist face »… Que l’arbitre vidéo en avale son écran de contrôle, que les supporters s’en arrachent le gosier, que Mannix nous invente une « samba trépignée » ( c’est d’inspiration maori) depuis sa touche et que l’arbitre se demande encore à ce moment s’il va nous jouer son concerto de Noël en « sifflet à roulette majeur ». Il sort enfin sa biscotte glacée après passage à l’image et met les Jaunards dans le Kaka (orthographe géorgienne du mot scatologique préféré des petits enfants)

Reste plus au fautif qu’à être mis à pied pour faute professionnelle et à ce bon Tom, imperturbable, à prendre le sien… de pied, pour enquiller entre les barres les 3 points de la victoire. Robert, hyper anxio-nerveux, limite schizo, a déjà enfoncé son bonnet sur ses yeux : pas voir, surtout ne pas voir… au cas où le ballon se perdrait ailleurs, hors de son domaine de prédilection. Mais le NZ ne tremble même pas du petit orteil. Il vient de faire le bonheur de l’architecte  du nouveau stade. Lui qui n’avait encore jamais eu l’occasion de tester la résistance des matériaux à un hurlement de bonheur cataclysmique.

Pour connaitre le reste du match, voyez les journaux habituels ; ils font ça très bien.

Allez, bon Noël à tous.

Il y a du Lyon à bouffer pour la St Sylvestre, accompagné d’un vin du Béarn et assaisonné de sauce béarnaise.

Avant un cassoulet de Toulouse servi à la maison.

Ça va pas être trop indigeste, tout ça ?

 

 



24/12/2017
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