la tribune d'en face

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Section Paloise 20 - Toulon 10

Des raisons d’espérer… on continue…

 

Vendredi 31 Aout, l’été s’étire…«  Ô pelouse, ô pelooouse », chantait, Claude, le jazzman occitan… (ou quelque chose comme ça, qui y ressemblait). Comment ne pas être inquiet et interrogatif : chez moi, la pelouse, brûlée par une période bien trop « sécaille », ressemble plus à la savane africaine qu’à un green de golf irlandais ou un court de tennis du côté de Wimbledon en plein mois d’Avril.

 Je suis inquiet en pensant au match de Samedi : comment sera celle du Hameau pour la « rentrée des classes », nous qui avons vu,  il y a 3 mois à peine, décaper  jusqu’à l’os ce gazon maudit, cause de tous nos maux, (un peu comme si pour faire un lifting, la star s’était fait arracher la peau). Ce p… de gazon qui, le traître, avait interdit quelques victoires majeures comme ce match récent contre Agen, de triste mémoire. Honte à lui ! Qu’il soit à jamais tondu jusqu’à la moelle! Foin de ce pseudo ray-grass tout pissenlitisé !!

Mais, au final, qu’en auront fait les grands maîtres, diplomés es Brin d’herbe, embauchés pour la circonstance : « Un jardinier qui sabote une pelouse est un assassin en herbe.” disait Raymond Devos. Le président Pontneau, même s’il avoue ne pas être un grand spécialiste de l’agronomie, se montre optimiste au micro de Radio Bleu Béarn ; la consistance de la nouvelle couche devrait, selon ses propos, être plus favorable aux rebonds des gonfles et surtout à la course de nos lévriers… Plus en phase avec le style du jeu estampillé Section Paloise, dit-il… Oui, je veux bien… Mais j’attends de voir !

Et puis, il y a la bactérie, cette fameuse bactérie qui décimerait toutes les pelouses de tous les stades de France (excepté celle du PSG… allez comprendre). Elle doit bien être asiatique, celle-là aussi, comme le frelon, les importations ou la grippe qui font tous nos malheurs terrestres. Oui, cette fameuse bactérie qui vient nous narguer quand ce n’est vraiment pas le moment : ce serait un comble qu’une bactérie contrarie nos « gras minets » (que nos piliers me pardonnent cette liberté orthographique).

Samedi 1é Septembre, l’automne approche et le supporter vert et blanc jaunit à l’idée que Toulon pourrait faire pilou pilou sur le nouveau gazon sans aucune autorisation. On a chargé à Bordeaux, eux tout autant at home, tellement chargé que Mourad en est resté si muet que son silence en était inquiétant, que sa ire nous manquait presque. Aussi le supporter béarnais s’inquiétait tant d’un déferlement de bastarades qu’il en oubliait de s’enquérir de la santé de son pré vert. Que védéram le moment venu pour constater si des brins d’herbe manquaient.

D’abord, reprendre une bonne habitude, façon « gentry londonienne » : garer le Kangoo « Rolls Royce » sur le parking pour un pique-nique inaugural avec les copains, ceux qui feront notre compagnie et accompagneront nos émois pendant toute la saison, dans la tribune d’en face ; quelques gourmandises « du pays » arrosées comme il se doit en feront un plaisir simple et convivial… avec, certes, le risque d’arrondir notre ovaligne, façon Depardieu, mais surtout manière de se mettre dans l’ambiance avant d’y être vraiment et d’être bien chaud au moment d’entonner la Honhada.

 

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Juste le temps de tester dans ses nouveaux verres la nouvelle bibine aux couleurs nouvelles payée avec une nouvelle carte, à peine le temps de serrer quelques paluches sur les gradins, une honhade après, nous voici déjà dans le vif du sujet : ça rafale dur sur le pré, les Rouges et Noirs déboulent dans tous les sens, cachent les ballons aux Palois déjà à fond. Sont-ce les effets de la chaleur, ou une crainte sourde, mais je commence à rentrer ma tête dans mes épaules. J’entends déjà autour de moi quelques expressions inquiétantes : branlée, rouste, carton plein, Pro D2. Déjà Planté et Lespiaucq ont bâché, claudiquant du jarret, la mine défaite.

Cuissauxbras a déjà pointé entre les barres que nos Béarnais sont déjà en apnée. Mais comment ces Toulonnais pourront-ils tenir ce rythme infernal ? 

Et vingt minutes après, voilà que les mouches, taons et guêpes commencent à changer d’ânes. Notre troisième ligne des grands jours se met à gratter du ballon au sol façon pelle mécanique refaisant la pelouse du Hameau… Le « matos » toulonnais commence à tirer la langue, se fébrilise, se décollazote de ses équipiers. Intraitable, le Palois se fait maître dans l’art de la cisaille, sautant sur tout ce qui bouge. Le Jean Paul, lui qui a pratiqué la gonfle sur moult stades de France sous moult conditions météo diverses et avariées, y va de sa théorie : le Varois ne supporte pas le climat béarnais. Et lui qui faisait triste mine l’instant d’avant se remet à plaisanter et vanner à côté de moi. Un signe !

Et le score, de négatif, commence à prendre des couleurs. Oh, il y a bien cette foutue touche qui laisse encore à désirer, mal récurrent, point encore trop faible. Mais on compense largement par de la combativité, des avants intraitables au sol, dans les rucks, une mêlée solide, un coaching « malin », tout ce qu’on appelle un collectif… et peut-être une plus grande envie, celle que connaissent souvent moins les stars du rugby importées à grands renfort d’espèces sonnantes et… trébuchantes.

Et voilà que Mogg se paye sa première chandelle, que deux Toulonnais se gènent, que Daubagna se fait sa malle hebdomadaire et que Dougall, géant hier, du boulot d’Irlandais « cap e tot », redonne quelque couleur au planchot.

Juste le temps à Colin de tourner son pied pour louper sa transformation, et voilà que le gars se met à enquiller pour punir un adversaire qui approximativise beaucoup trop. Le Rouge et Noir laisse des ballons au sol, un peu comme si la pelouse était plus basse au Hameau qu’à Mayol.

 

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Même ce banc adverse qu’on craignait tant n’y peut rien. Ça commence à honhader de partout, le public retrouve son souffle-porteur sous la cagna implacable.

Le Toulonnais ne reviendra plus malgré Bastareau qui secoue le cocotier, Guirado qui tente de s’arracher des mauls. Taofifénoa, le pas lourd et la tête basse, rentre au garage. Pas question pour les Palois de lâcher le morceau. La nouvelle pelouse qui a bien tenu le choc ne verra pas ses « petits » lui pleurer dessus dès sa première journée. Juste de la sueur pour lui donner quelque ressort.

Allez, la saison est lancée, l’espoir est sauf, le supporter chauvin trouvera mille raisons de « les voir dans les 6 », le raisonnable sera plus enclin à croire à un maintien confortable. Et puis il y aura toujours ce qui ne veulent voir que le côté négatif des choses, un jeu pas assez ceci, un banc trop cela.  Même le meilleur « coach en impartialité » ne pourra rien pour eux. Qu’ils continuent donc à « grincher », critiquer… et, au fond, détester le rugby.

 

Trois choses enfin :

-          Mention Bien à la mousse … qui ne mousse plus… Même si les godets « Top remplissage par le bas » sont un peu chétifs à mon goût.

-          La pelouse m’a paru en santé correcte. On doit être bien plus inquiet du côté de Montpellier.

-          Merci aux 375 lecteurs qui m’ont fait l’honneur de s’intéresser à ma première bafouille avec les commentaires sympas qui accompagnent cette lecture … Très proche d’un de mes meilleurs scores de l’an dernier… Encourageant, n’est-ce pas ?

 

 



02/09/2018
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