la tribune d'en face

la tribune d'en face

Section Paloise 13-Stade Toulousain 15

 

Les maux du Hameau

 

Ben, dites donc, ça faisait bien longtemps ! A croire qu’on ne retrouverait même pas le chemin de la plaine d’Idron. Mèm’ pas un seul gilet jaune pour nous baliser le parcours du côté de la route de Tarbes, c’est dire ! Un mois, dites ! Juste quelques Barbarians déçus, des filles exemplaires, et des Bleus se cherchant le rachat, pour ne pas oublier la forme du ballon et la hauteur des poteaux. Ce qu’est un match : le poids des gros et le choc des costauds…  Ce qu’on appelle « la tournée d’Automne ». Celle qui, soyons francs avait permis, par le passé, à la Section de se refaire la cerise grâce à quelques absences de joueurs adverses sélectionnés internationalement. Qu’on se disait, qu’après tout, elle nous ferait bien l’affaire, cette tournée, cette année encore, contre des Toulousains en pleine bourre amputés de quelques rapides-véloces-insaisissables, trop joueurs à notre gré.

Juste aussi, en guise d’intermède le Salon du Livre au Palais Beaumont: des files brouhahaesques et fébriles en quête de conférences distillées par nos têtes pensantes médiatico-parisiennes et quelques rencontres amicales bon enfant pour ceux qui avaient pris le chemin de l’étage en dessous pour y rencontrer les « sans-dents » de l’écriture et de l’édition. Ceux qui cassent la croûte et trinquent allègrement à même les piles de bouquins, sans se casser la tête, la poignée de main facile et le bagout aux accents du Sud.

Du tout cuit du cru… (à répéter 10 fois avant de continuer cette lecture !).

Une manifestation comme le Salon du Livre est, en effet, toujours l'occasion de rencontres fort enrichissantes, de retrouvailles de têtes oubliées, que le temps nous avait prises, des nouveaux visages sympathiques et curieux… Ainsi, parmi les travées du Palais Beaumont ai-je pu croiser un éditeur d'Annecy qui présentait des tomes de Savoie, un ancien joueur de rugby qui avait une touche avec un éditeur pour publier des essais ; j’ai croisé des membres de l’association des « Noires de Pau » et j’ai pu ainsi prendre de leurs nouvelles. J’ai discuté avec Michel, qui avait pris sa plume pour écrire un ouvrage sur l’ornithologie.    

Un lieu où les auteurs avaient mis tout leur cœur à… l’ouvrage tout en restant à la… page,  où tout le monde avait voix au… chapitre, dans tous les… registres, où personne n'a été de la… revue.

 

 

Et puis, hélas, pour doucher quelque enthousiasme, il y a eu une foutue semaine à côté de laquelle une défaite de la Section est bien peu de chose : le décès d’Alain, lui qui avait tant donné au hand-ball billérois, longtemps et avec dévouement, et dont le père me fait l’honneur d’être mon ami et lecteur attentif de ma chroniquette ; et la perte de Joël, partenaire et copain de mêlée, il y a 50 ans sous les couleurs de l’US Nord Est de Pau, chère à Gérard Lom. Un mec, lui aussi, généreux et altruiste.

 

Pour retrouver le sourire, je comptais bien sur mes potes de « la tribune d’en face », mes « boosters » de l’escalier 4. Ils étaient bien là, impatients et fébriles. Et puis, je comptais sur les mecs du pré, que j’espérais impatients mais pas trop fébriles.

Hélas ! Si les premiers étaient bien au rendez-vous, je peux dire que pour les seconds, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, , ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, incontestablement, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, , ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, indéniablement, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, indubitablement, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, irréfutablement, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas,  ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas,  ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas, ça va pas,… ça ne va pas du tout..

C’est dit.

Pau-Toulouse (14).JPG

Inutile de tourner autour du pot. Même si je dois me prendre une volée de bois vert et… blanc.

Et inutile de racler au fond des tiroirs du mental, de la bonne ou mauvaise foi, du chauvinisme, de la passion ou de la détestation. Quand on a une occasion de prendre 4 points, contre un ersatz d’équipe amputée de ses meilleurs éléments, on n’a pas le droit de se râter. Et inutile à la sortie de nous jouer le refrain « Ah, si y avait eu Taylor », pour se rassurer que nos Verts auraient pu être à la hauteur de l’enjeu.

 - Votu n’a pas été bon quand il se fait, en suivant, trois toiles indignes d’un Pro et coûte le premier essai.

- l’équipe n’est pas bonne quand elle n’arrive pas à franchir par manque de puissance.

- Slade et Malié ne sont pas bons quand ils mettent des quilles pendant toute la soirée comme pour s’assurer que le Toulousain sait choper une gonfle. On leur rend le ballon et on évite surtout de jouer au rugby. Comme si on voulait dire au public qu’on manque de confiance et qu’on a peur de se faire contrer…

- Daubagna n’est pas bon, il le dit lui-même, quand il loupe trois pénalités vitales.

- L’alignement n’est pas bon quand il gâche une pénal-touche en seconde mi-temps, mal récurrent d’une équipe qui doute à l’approche de la ligne. Qui n’a pas confiance en son pouvoir.

- Hastoy n’est pas bon quand il ne sort pas le ballon de l’espoir à cinq minutes de la sirène, par excès de précipitation et de gourmandise.

- Mannix n’est pas bon quand il s’entête à laisser sur la touche le sang neuf qu’il s’est offert en début de saison. Pourquoi l’avoir fait à l’époque, si ce n’est pas pour les faire jouer ? Je n’y comprends rien.

Et ce n’est pas en étalant de belles certitudes sur les pages de journaux et dans les micros que l’équipe tournera mieux.

Pourtant, il y avait la place quand on voit Tamack qui, guère motivé, n’a pas une seconde quitté le tarmac, un pack toulousain potable, sans plus, des piliers rouges et noirs en devenir mais pas encore des foudres de guerre. Juste les accélérations suffisantes au bon moment, celles que les Palois ne savent même plus faire.

 

Voilà, j’ai tout dit. Pas vraiment la décounère ! J’ai tout dit de ce que je pense, certes, mais j’ai tout dit aussi, de ce que j’ai entendu pendant tout le match, tout autour de moi… Et d’un entourage qui sait ce que rugbyr veut dire.



25/11/2018
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