la tribune d'en face

la tribune d'en face

Section Paloise 11 - Stade Toulousain 10

La semaine dernière, après la piètre prestation de nos Palois, en terre lyonnaise, j’étais colère de ce jeu débridé, carrément brouillon, parfois, qui souvent n’avait pas rimé à grand-chose. Dans quel état d’esprit puis-je être ce matin après une semaine pour le moins perturbée « dans les coursives du stade du Hameau, un match crispant qui n’a guère rassuré ni convaincu le supporter vert et blanc, qui devra se contenter du minimum syndical tant en terme de score que de jeu. Dans quel état d’esprit puis-je être à la lecture,  à mon lever, du compte-rendu du match Racing-Clermont, que j’avais zappé, retour du Hameau, victime d’une overdose de rugby après un samedi de Top 14 hivernal, boueux et guère enthousiasmant.  Dans quel état d’esprit peut-on être quand on y apprend l’accident de jeu d’un jeune de Clermont, victime d’un choc qui a mis sa vie en danger ? Et suis-je trop « doudouille » quand, à longueur de match, je surine mon entourage, dans ma tribune d’en face, en répétant que le rugby devient trop violent, que les déblayages, en particulier, autour des rucks devraient être interdits. Doudouille ou simplement lucide ? Alors, le débat, pourra bien porter sur la responsabilité de l’entraineur, l’âge du joueur, sa position au moment du choc, la qualité de la pelouse, les conditions météo ou les phases de la lune, on pourra ne pas être d’accord sur ce que signifie « c’est un sport de contact », « la règle l’autorise » , en concluant par « c’est le rugby », toujours est-il qu’un jeune a failli mourir sur un terrain de rugby, et ça, ça fait chier et ça doit quand même carrément interroger, en bannissant toute réaction d’émerveillement à la vue d’un mastodonte décérébré qui explose son adversaire sous les vivas de la foule. Ou alors on installe les matchs de rugby dans les arènes de Nimes ou de Bayonne… Et pas trop loin des urgences d’un CHU, de préférence. C’est un choix !

 

Par quoi on continue ensuite ? Le match ou le match ? Celui qui avait lieu en coulisses depuis des semaines , le « combat des chefs », ou la rencontre proprement dite entre Toulouse et Pau, ce 2è match étant d’ailleurs grandement influencé et « à risque » suite au dénouement du premier… Langues, reproches, interrogations et insultes risquant de se déchainer dès la 81è minutes, en cas de défaite des Verts et Blancs. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a eu très chaud.

 

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Comme dirait l’autre : « le coup passa si près que son chapeau tomba ». Suffisait de ressentir la tension dans les travées, en particulier quand l’arbitre, à 10 minutes de la fin, sortit une biscotte rouge synonyme de fin du Monde. Certains étaient carrément Ruiz-elants de trouille. Mais bon, souvenez-vous de ce que disait Charly Malié la semaine dernière : jouer à 14, « ça ne veut rien dire ». Il n’avait pas tort, le bougre. Enfin presque… La virulence des Palois et leur courage, leur volonté aussi de ne pas voir la pièce montée « s’espataoumer », de plonger l’équipe dans un marasme médiatique à la sauce béarnaise, ont permis de conserver ces miettes de score. Cette réaction solidaire eut la vertu d’enflammer un stade quelque peu tendu. Mais il n’aurait pas fallu que ça dure plus longtemps, assurément. Et si le ciel avait été rouge feu un grand moment au- dessus du Hameau, ils ont réussi avec courage, à défaut de talent, à éteindre l’incendie qui couvait dans le couloir des vestiaires.

On tint bon en mêlée, mieux que bien, même (je lèverai même le pouce pour Charlet, trop souvent critiqué ; et par moi aussi, je l’avoue ; mais de là à penser qu’il est titulaire pour un bon Baille !), on fut moins performant en matière de touches (mais avec ces grands « pingails » toulousains il aurait fallu être montés sur ressorts), on ne fut guère créatifs dans la ligne (je ne critiquerai pas celui que j’ai adoré…). Et puis il y eut des Toulousains bien loin encore de ces ainés qui firent vibrer le rugby national à l’époque de Guy Novès. Hormis un Dupont de haut vol, le reste ne méritait pas plus de gagner que les Palois. Je ne dirai pas qu’il y aurait pu y avoir un score « nul », manière de ne pas vexer les acteurs quant à la qualité de leur prestation, le terme « nul » étant tout de même réducteur, ici. Mais quand même…J’y ai vu, ceci dit, en particulier, un excellent arrière palois, tout nouveau mais prometteur… il s’appelle Colin Slade et mériterait d’être revu à ce poste, tant il eut l’air de s’y amuser. Mais ça n’engage que moi…

 

 

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Parlons un peu du 2è match, celui qui occupa l’entre-deux-tours, pendant la semaine. Triste et inquiétant.

 

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La Rèp  de Jeudi revue par moi

Juste faire dire au cycliste que je suis : « je préfère rouler sur deux roues gonflées à la bonne pression, que sur une seule ; sinon ça devient casse-gueule ». Et me souvenir que, lorsqu’en novembre 2016, je sortis mon bouquin « La tribune d’en face », Yannick Le Garrérès m’appela personnellement et m’invita à le rencontrer au Hameau. Il me dit qu’il appréciait ce genre d’initiative de supporter et trouvait que ça méritait d’être encouragé ; c’est ainsi qu’il voulut que le livre soit mis à la boutique du club.  Que dire de plus quand on n’en sait rien… de plus… A part des supputations dictées par de banals ressentis personnels qui ne convainquent que ceux qui les pensent… 

 

Allez. Un repos épistolaire européen pour moi. Et vous n’oubliez pas de venir faire les zèbres au Hameau Samedi prochain.

 

 

 



08/01/2018
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