la tribune d'en face

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Montpellier 41- Pau 13

La Section, dans l'Hérault, tique; mais ça commence à devenir hard !

Généralement, quand vient la fin de l’année, on a coutume de dresser des bilans. En principe, c’est surtout quand on a envie de se tresser des couronnes de lauriers. Vous me voyez venir, vu qu’elles sont plutôt d’épines, les couronnes ; celles qui sont posées sur les têtes de nos Sectionnistes, en berne de victoires. Alors, comme mon cerveau est en pleine tempête en ce qui concerne les sus-nommés et que faire un bilan serait carrément prématuré (comme si on voulait laisser le temps au temps et se bercer encore un peu de doux espoirs), j’ai eu envie, c’est aussi une coutume en cette période de l’année, de faire une rétrospect’Yves de mes chroniques. Et oui, ça fait 10 ans que je m’y colle. De mes critiques molles à mes jeux de mots à deux balles, de mes cons trepèteries à mes louanges devenues, hélas, de plus en plus rares. Alors je suis allé fouiller dans mes arch’Yves, redécouvrant ce que j’avais bien pu écrire, des textes dont j’avais oublié la teneur, un peu comme si c’était un autre qui les avait écrits, et où j’en redécouvre les acteurs. En me disant que bien des équipes y ont laissé plus de plumes que nos Verts et Blancs : Tarbes, Auch, Lannemezan, qui nous faisaient parfois de belles misères, ont atteint le fond, hélas. Je redécouvre, je l’avais oublié, que Saint Etienne fut un de nos adversaires, le temps d’une saison. Quid de cette équipe ? Des noms se rappellent à mon souvenir, ils ont défendu les couleurs paloises,  avant que le rugby professionnel ne les envoie sur une autre planète-rugby ou les engloutisse dans l’oubli. Je pense surtout à Moa qui me fit tant rêver en son temps, mais aussi Solofuti, Campergue, Valançon, Agnesi, Filo, Radidi et tant d’autres. Que sont-ils donc devenus ?

Et puis, pour me gratter à contre-poil, je m’aperçois aussi que d’autres équipes se frottaient aux Palois à l’époque et ont mieux réussi leur passage à l’étage supérieur. Car, oui, Lyon, l’UBB, le Racing, Toulon, et aussi Grenoble, Agen ont galéré en ProD2 à cette époque-là et il n’est pas outrancier de dire que beaucoup d’entre-elles ont bien mieux réussi que la Section Paloise dans le Top 14.

Fermons le ban. Même si ma réflexion vient vous titiller quelque peu les neurones, l’heure n’est pas venue de tirer des conclusions… Encore que ça ne va pas tarder au rythme où vont les choses !

 

« Le classement, on a un petit œil dessus mais on s’occupe de nous avant tout », avoue Fabrice Metz qui va dans le sens de son manager. « Il faut faire abstraction de notre rang, ça peut nous mettre beaucoup plus de pression qu’on pourrait en avoir. » Voici ce que j’ai lu sur mon quotidien local avant le match de ce week-end. Je savais que le gars Fabrice travaillait avec son frangin dans la filière bois. Qu’il se rassure, il maîtrise bien… la langue du même nom ! Et je m’inquiète carrément si toute l’équipe, du président aux joueurs en passant par le staff sont dans cet état d’esprit. Alors que l’heure est grave, inquiétante pour nos couleurs, que les loups-supporters commencent à hurler derrière les vestiaires, frustrés qu’ils sont par les défaites, écartés qu’ils sont, même, des entrainements ; comment peuvent-ils entendre un discours aussi désinvolte ? Alors, quand, ce matin, à la radio, j’entends le président Pontneau dire, paraphrasant Jean Pierre Coffe : « c’est de la merde ! », je me dis qu’il a peut-être enfin intégré l’idée qu’il faut changer de discours, de méthode, et peut-être d’hommes. Wait and see. 2019 sera une autre année. Sûrement pas la meilleure. Peut-être pas la pire… Mais il y a le feu, et ce n’est pas en disant : « on travaille, on se parle, j’ai confiance dans mes joueurs » qu’on l’éteindra. Autant pisser sur les braises.

Alors quand je vois jouer l’UBB, comment je fais pour croire à une victoire paloise Samedi prochain ? Quand je vois la hargne et l’agressivité de Perpignan, la  puissance du pack de Castres ? Quand je sais que Toulon blessé ne lâchera rien à Mayol, comment je fais pour être optimiste à l’occasion des quatre prochains matchs. Restera-t-il seulement quelques miettes pour espérer ?

Alors, je ne vais pas me lancer dans une analyse détaillée du match d’hier pour redire encore les mêmes choses que ce qui saute aux yeux, même du plus ignare en matière de rugby :  manque de puissance, de collectif, d’envie. On ne sait plus (on ne veut plus ?) jouer à la main. Malgré le discours qui consiste à le dire, on a oublié cette marque de fabrique. Il ne suffit pas de le dire, il faut le faire. Alors qu’on se contente de balancer du pied… Même Rey qui se prend pour Pogba. De quoi je me mêle ! Un vieux vous dirait « un talonneur, ça talonne, un pilier, ça pousse, ça ne se prend pas pour un demi d’ouverture ou un trois-quart »… Et pourtant !

Et puis cette défense d’éléphants… lourdauds au milieu d’un pâturage de bisons… d’ailleurs pas forcément très futés. A titre d’exemple, Vincent mit le ballon sous son bras et s’en vint dans l’autre camp, tranquillou. Nagusa, lui, joua à « colin maillard », à « viens, chéri, que je t’enrhume » et à « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ». Presque risible.

Juste revenir sur « l’affaire du coup de genou ». J’en avais parlé dans ma dernière chronique prêchant pour une prise de conscience rapide de tous sur le problème de la violence. Raté, M. Castaignède. J’ai tendance à penser que vous vous êtes… dérobé ( mot poli qui pourrait en cacher un autre… sauf ma bonne éducation). Une belle occasion d’aller dans le bon sens vous était offerte. Et ce n’est pas du chauvinisme de ma part que de dire ça. La pression vous en a sûrement empêché, même si je ne doute pas un instant que cette situation doit vous tracasser vous aussi, même plus qu’à moi. Si on veut arriver à ces fins, il faudra une belle rafale de cartons rouges dans les semaines qui viennent, que ça plaise ou non. Ou alors on range les écrans vidéo au grenier et on met le 4è arbitre à la retraite. Ça fera des économies.

 

Allez, je clôture.

Juste une suggestion à Mister Mannix : si vous faisiez rentrer les jeunes dès le début du match, juste pour voir ?

Et faire un commentaire élogieux à l’adresse de Cédric Heymans ; pour moi, et ce  n’est pas une découverte, c’est le meilleur commentateur de rugby, lui qui va dans le sens d’une meilleure compréhension, meilleure vulgarisation de notre jeu. Avec la bonne dose d'impartialité qui va avec.

 

Allez, ce soir, on ne pense à rien d’autre qu’à faire la bise à tout ce qui est à votre portée.

 

Meilleurs vœux à tous !

 



31/12/2018
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