la tribune d'en face

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Lyon 30-Section Paloise 10

Rendez-vous en terre inconnue

 

Comme je ne suis pas certain, au vu de la sinistrose galopante qui nous envahit tous, nous les fanas, atteints de sectionpaloisite aigüe,   que vous allez aller au bout de ma bafouille dominicale, je vais de suite me faire mon petit plaisir, manière de me la jouer narcissique et de vous remercier en même temps pour l’intérêt que vous portez à mes écrits : ce week-end dernier a été l’occasion, pour ma chroniquette, de dépasser les 400 visites, score jamais atteint depuis les quelques années où je m’y attelle avec plaisir, certes, mais aussi l’anxiété légitime de celui qui craint la touche « supprimer » et la poubelle numérique qui est au coin de l’ordinateur. Merci donc à vous de me faire l’amitié de me lire, de me porter quelque intérêt, d’en faire quelques commentaires parfois, qui m’encouragent et me confortent dans l'idée que je dois continuer... Même s'il me serait plus agréable de cocoriquer, flonflonner aux victoires vertes et blanches que de faire dans le catastrophisme pesant qui pollue mes écrits et finira par vous saouler.

 

 

Sinistrose, oui, depuis que nos chouchous enquillent  les mauvaises performances, l’impression très désagréable qu’ils passent parfois plus de temps derrière leur ligne à regarder le buteur adverse taper des transformations qu’à réellement jouer. Nos Verts ne gagnent plus mais, de surcroit, donnent l’impression de régresser. Au point que je me disais hier soir : « Autrefois, ils prenaient des cartons jaunes, mais au moins ils gagnaient. Maintenant, ils sont presque trop cleans ! Comme si la mannix néozélandia, cette variété antipodique de mouche tsé-tsé, les avait carrément anesthésiés ».

 

 

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Dans son papier de Samedi, le journaliste de la Rèp parlait, lui, de façon imagée, des papiers de carambars qui collent au bonbon comme le doute sur les maillots. Il se prenait à rêver que les Palois se remettraient à, plutôt, distribuer des cachous. Hélas, hier, ils ont pris des caramels, quelques pastilles,  un paquet de pralines sur la truffe, ils ont fait beaucoup de bêtises, n’ont pas tenue la dragée haute et sont partis en… calissons !

On ne sait plus ce qu’est un soutien au partenaire, arrivant en retard sur pratiquement tous les rucks, on n’a plus envie de tenter une pénétration réellement efficace, on ne construit plus un seul maul pénétrant, vu qu’on n’a plus de balles propres en touche, on a zappé la hargne, l’esprit de conquête, l’agressivité et la solidarité. Et quand, on a réussi à entrer dans les 22 adverses, on dégueule les balles, on les envoie direct en touche ou on se les fait piquer par une 3è ligne adverse digne de ce nom.

Alors, on s’énerve, on palabre, conteste, on se crispe oubliant le ballon et le jeu, pour le plus grand plaisir d’un arbitre macronien qui vous prend pour un gilet jaune… « je veux bien vous entendre mais je ne veux pas vous écouter ».

 

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 Dialogue d'un sourd

 

Il préfère pipoter interminablement avec son copain de la touche ; qu’on se demande s’il ne faudrait pas leur installer dans un coin de l’en-but, sous un arbre à palabres, une table et deux chaises, un parasol, un beaujolais nouveau et une boîte de pâté de chez Biraben, une baguette de chez Andrieu, manière qu’ils se fassent leur causette plus confortablement. A se demander si, dans la grande réforme du rugby français tant espérée, il ne faudrait pas imposer aux arbitres un temps de réflexion et de décision limité, manière que le supporter n’ait pas le temps de se ronger plus d’un ongle dans ce temps imparti ? La vidéo, très bien, mais pas trop !

 Alors, on se précipite, oubliant la règle de base stricte pour jouer une pénalité à la main. Alors, on prend une biscotte pour placage à retardement, ce qui au pays des « bouchons » lyonnais ne peut passer que pour une péripétie anodine.

Et comme il faut boire le calice jusqu’à la lie, on se fait une dernière mêlée terminée par une saucisse qui finit en eau de boudin… ce qui, avouez-le, ne peut-être qu’appréciée dans une région passée mettre dans l’art de la charcuterie régionale.

Oh, oui, ça sent le pâté !

 

Merci, juste à mon pote globe-trotter Patrick qui m’a envoyé depuis Gerland quelques photos du match. La photo de la chaise vide n’est-elle pas  en soi significative de la situation ? Qui, au Palais du Hameau, prendra donc la parole avant que les gilets verts ne montent aux grilles du stade et organisent des barrages filtrants pour monter dans la tribune d’en face ?

 

IMG_55701.jpgMessage subliminal ?

Siège éjectable ?

 

 

* * *

 Je veux hélas, cette semaine encore, vous faire part de ma tristesse : Christian Labarthette nous a quittés subitement. Le village de Gan, le Gan Olympique sont en deuil d’un de ses joueurs emblématiques des années 70.  Un copain aussi avec lequel  j'avais toujours plaisir à parler rugby.

Je veux dire à sa famille toute mon amitié en ces circonstances.



02/12/2018
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