la tribune d'en face

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La Rochelle 44 – Pau 14

 « Reposez-vous, qu’il m’avait dit, le toubib, évitez de faire des efforts pendant un mois ». Alors, quand Télé 7 jours vous propose un Samedi Sport mélange de rugby (beaucoup) et de tennis (un peu), quand de surcroit, la météo automnale n’incite guère à mettre le nez dehors, comment voulez-vous ne pas entendre cinq sur cinq ce genre de conseil ? Personne ne pourrait y résister. Et moi de me caler dans mon fauteuil Grand Confort pour une séance « à ne rien foutre », jambes bien allongées et doigts de pieds en éventail, pour 8 heures à zapper d’une chaine à l’autre, 8 heures opportunément ponctuées d’un petit whisky 12 ans d’âge, spécial « convalescence heureuse ».

Hélas, en matière de ballon ovale, ce ne fut guère du spectacle à me faire monter la tension. Tant mieux, tant pis. Heureusement qu’il y eut l’équipe de France de tennis qui, même si « la petite balle ronde » n’est pas forcément ma tasse de thé, fit vibrer ma corde partisane et chauvine. A se demander si Noah ne devrait pas se reconvertir en entraineur du XV de France.

Car, entre un Castres-Toulon soporifique, un La Rochelle-Section Paloise à sens unique et un France-Japon, nippon, ni rassurant… pour nos couleurs, j’avoue que ce repos dominical n’eut juste pour moi qu’une simple vertu thérapeutique bien peu enthousiasmante. Surtout pas de quoi me faire m’endormir comme un bébé satisfait et heureux, épuisé par la qualité du spectacle des « miens ».

 

Pour être franc, je n’avais aucune illusion quant au résultat des Palois en terre rochelaise, même si la presse avait fait fantasmer le supporter pendant toute la semaine. Juste l’espoir qu’ils pourraient se comporter comme contre le Racing, résister et inquiéter quelque peu l’adversaire. Hélas, il en fut de ce match comme de celui des Bleus contre les Blacks : une équipe sans imagination n’ayant à offrir que du courage, des intentions, le « pas d’envie de fermer le jeu » et un brin de naïveté face à une autre, inspirée alliant avec bonheur, puissance, vitesse, soutien constant et occupation du terrain. On dira, pour faire un jeu de « maux » que « Charentrais de partout ! ». Tout ce qui fait la différence entre une équipe qui joue la grande Coupe d’Europe avec les succès que l’on sait, et une autre qui est juste à sa place... (et pas seule, heureusement), bien loin d’ambitions trop proclamées et qu’il faudra reporter, hélas, à une saison ultérieure.

Que retenir, dès lors, de positif de la prestation paloise à part quelques minutes (trop courtes… juste de quoi entretenir un semblant d’espoir) où l’on vit du jeu construit avec deux belles percées d’Armitage et de Fumat, hélas avortées suite à de mauvais choix et un soutien tardif, une touche en gros progrès où Mowen fit un sans-faute et se permit le luxe de contrarier l’alignement jaune et noir…Comme dirait l’autre : « Qui peut le plus, peut le Mowen ». Un essai bien construit aplati par Conrad… Etpicétout !!

Juste envie de retenir que ce même Conrad était, fait rarissime, capable de se fâcher. Je soupçonne le Black d’avoir suffisamment de grandeur d’âme, d’en « avoir vu d’autres », pour ne pas se laisser aller à quelque râlerie stérile, sans raison valable de contester une décision arbitrale au pied de ses poteaux et qu’il devait juger injuste.

Et comme j’étais à 300 km du match, je me dirai que j’ai mal vu quand, les Palois défendant les miettes qu’ils leur restaient, ils ne furent pas récompensés des mains qui tenaient le ballon sur les rucks de Rochelais mis au sol. Mais j’étais loin ... et je somnolais peut-être un peu.

Juste envie d’oublier un commentateur du match sur Rugby+ particulièrement soporifique. Un espèce de mix entre « Thé ou Café » et « Bibliothèque Médicis ». Tous les ingrédients pour faire sombrer le convalescent que je suis dans un sommeil hivernal digne de l’Ours des Pyrénées.

Et comme ilfaut être chauvin et l'assumer, je retiendrai que le Stade Français n’a pas gagné à Agen… nous, oui. Idem pour Clermont à Oyonnax. Et que tout espoir reste entier d’obtenir la victoire Samedi prochain quand on voit le mal qu’a eu l’UBB face à Brive.

Et comme il faut être chauvin et l'assumer, je me dirai qu’on est loin d’être les seuls dans la difficulté et que bien rares sont les équipes du Top 14 qui sont capables de nous faire rêver de beau rugby.

Et comme il faut être chauvin et l’assumer, je me dis que la Section a fait un petit match pour garder leurs forces vives pour Samedi prochain et écraser l’UBB dans une fête mémorable. Chauvin, je vous dis.

 

Allez, je vous parle de France-Japon ? Bof ! Pas envie de vous faire encore plus mal.

Ce ne furent pas, là non plus, les Francofolies.

Alors, juste, pour me faire plaisir, oserai-je le sempiternel « ils étaient aux Japonais absents » de circonstance, auquel j’ajouterai  « on Nagaré la Suzuki en entrant dans le stade ». Pour Makabé, je n’ai rien trouvé… ce mec est tellement fort !!

Ah, si, pardon : « Makabé nous a fait mourir de honte… ».

Eh, Monsieur Pontneaumannix, si un de ces Japonais veut venir jouer en France, on est d’accord pour que vous le preniez … aucun sushi !!...

 

Bon, Samedi, on se fait une belle fête inaugurale, concerto pour Tambours et Honhada en sol béarnais, public nombreux et enthousiaste. Des Palois conquérants et une victoire au bout (qui rime avec « indispensable itou »). Rendez-vous dans la tribune d’en face, dans la tribune au-dessus de la tribune d’en face, dans la tribune en face de la tribune d’en face et dans les tribunes de chaque côté de la tribune d’en face… Tots amassa !

 

 



26/11/2017
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