la tribune d'en face

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Clermont 38 - Section Paloise 14

Sont-ce les sautes d’humeur déprimantes de la météo, les méfaits du printemps sur mon andropause, l’info d’apprendre que le camembert français n’est pas le meilleur du monde ? Toujours est-il que ma syntaxe, ce matin, a le moral dans les chaussettes, mon verbe est au bout du rouleau, mon phrasé a du plomb dans l’aile. La panne, quoi ? Tous les ingrédients réunis pour que vous éteigniez votre ordi avant d’arriver au bas de cette page et que vous partiez, dépité, chercher à pied votre Sud-Ouest Dimanche à la boulangerie la plus proche, manière  de trouver quelques mots plus intéressants à vous mettre sous les neurones pour occuper quelque peu une journée qui s’annonce fort maussade.

Météo ?... Printemps ?… Andropause ?… Camembert ?… ou, plus simplement, rugby !!

Oui, je crois que c’est plutôt ça… c’est le rugebi !

Faut dire qu’il y a de quoi, aussi. La semaine dernière  nous avait laissés tout pimpants et guillerets. Les Bleus de France, eux qui étaient tellement la plus mauvaise équipe du Monde que même le Zimbabwe oriental les auraient battus à quatorze et en charentaises aux pieds, ces Bleus-là nous avaient, contre toute attente, « crunchifiés » les English. Moment jubilatoire de voir les « froggies » renvoyer sur leur île les « rosbifs » tout déconfits, orgueil et arrogance dans la besace. Un  Stade de France qui ne boudait pas sa joie et son admiration devant la courage et l’abnégation de ses chouchous, à grands renforts de « oh » pour Bastareau, Machenaud, Priso, Guirado, Poirot, Grosso et modo.

Et puis, il y avait eu nos Palois qui s’étaient offerts Collazo…oh, oh !.. et ses jaunards noirs, point d’orgue à une belle série de victoires toutes plus surprenantes les unes que les autres. Une belle fête au Hameau,  pompiers rutilemment casqués, moult drapeaux agités vivement et gorges honhadantes de leurs vocalises.

Et soudain, patatras, voilà que, le temps que l’arbitre siffle le coup d’envoi et que Trinh Duc nous colle un drop entre les barres, nos Bleus se prennent les pieds dans le gazon couvert  du Millénium Stadium, faute à un rebond qui n’aurait même pas surpris un petit CP de l’école de Gan. Et au bout, un essai gallois qui ne sera jamais rattrapé,  fautes stupides, choix tactiques douteux, naïveté coupable venant anéantir un espoir de victoire.

On range les crampons, on referme le sac et on patiente Juin pour voir si le renouveau tant espéré sera au rendez-vous… Avec des Blacks « à la maison » comme révélateurs. Rien que ça !!

Et soudain, repatatras, voilà que, le temps d’un coup d’envoi du côté de Michelin, et trois passes plus loin, nos Palois s’abandonnent à Abendanon, se retrouvent tout Penaud, avant que les Auvergnats en rajoutent, comme une cerise sur le… Yato.

C’est vrai qu’on s’y attendait un peu. Comment s’en cacher ? Comment imaginer que nos Jeunots pourraient renverser une équipe clermontoise affamée de points après une saison calamiteuse qu’une avalanche de blessures avait complètement mis à bas les espoirs de conserver leur titre de Champion de France ? On les envoyait plutôt au casse-pipe, les pitchouns ; comme un rite initiatique en vue d’échéances futures. Manière aussi d’aider les copains-cadres à se refaire une santé à la maison, avant une fin de saison qui risque d’être fort exigeante pour les organismes… et les ambitions.

Et finalement, au regard du Puy de Dôme à escalader, on ne pourra que se féliciter de la prestation de ces jeunes : ils ont fait le job sans complexes. Venus là pour s’amuser, ils nous ont offert une partie agréable à suivre, où ils essayèrent, parfois avec excès, de faire courir la balle… oubliant quelques principes défensifs qui avaient fait les succès des Verts et Blancs dans les matchs victorieux précédents. Mais, bon, « c’est en forgeant… ». Et n’oublions pas la part qu’ils ont pris dans la belle série de victoires obtenues en Challenge Européen.

Une partie agréable à suivre où la Section Paloise joua, joua et joua, fauta, fauta et fauta, perdant une multitude de gonfles dont se gavèrent les Michelin, opérant le plus souvent en contres avec une vitesse et une dextérité enfin retrouvées. Tant mieux pour eux, hélas pour nous…

Et comme il fallait que rien ne soit normal, c’est dans un secteur de jeu où ils s’étaient montrés poussifs depuis le début de saison que les Palois se distinguèrent : les voir mettre deux essais sur « ballon porté » au pack auvergnat, avouez que ce n’est pas banal. Comme l’idée aussi qu’ils ont hier soir ajoutée une nouvelle corde à leur arc, corde qui pourrait être fort utile dans les jours à venir… Preuve aussi que les progrès continuent… lentement et sûrement, dans toutes les facettes du jeu palois.

Alors, on se réjouira pour Pierre, Domingo et Stanley (pourquoi pas Planté, mystère ?) de l’hommage du public auvergnat pour leurs anciennes vedettes « béarnisées ».

 

Météo... Printemps… Andropause… Camembert… Ne soyez pas inquiets… ça m’a déjà passé. Le temps du plaisir de vous retrouver et du délire d’élucubrer mes mots.

Les Oyomen arrivent, fumants, ruants, tonitruants, forts de leur victoire contre Toulon… (désolé, Jean Claude l’ébéniste… tu craignais tant et ne t’étais pas trompé) ; ils arrivent espérant se sauver du naufrage. Il faudra les meilleurs au Hameau Samedi, bien reposés itou, pour les calmer, peaufiner le chef d’œuvre... et arriver au bonheur Total *.

 

* Petite provocation perso pour les grincheux-jaloux-rabat-joie qui Totalisent les reproches au sujet du budget de la Section.

 

Tenez, je vous mets une petite BD perso en prime, pour agrémenter mon propos.

 

Chabal a maigri.jpg



18/03/2018
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