la tribune d'en face

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Préambule

On a beau dire, on a beau faire, qu’on le veuille ou non, y a pas à tortiller, c’est comme ça, on n’y peut rien… mais avouez que le rugby, tout de même, c’est bien compliqué.

Oh, rassurez-vous, pas question ici d’en faire son procès, de chipoter sur les règles qui le régissent,  d’ergoter sur cette satanée mêlée qui se « splatche » à tout bout d’Auchan… et d’ailleurs, de Jean Bouin à Mathon en passant par Michelinou Ernest-Wallon, sans que personne n’y puisse mais. Pas question non plus de pérorer sur le plaquage toujours trop haut pour l’un, pas assez pour l’autre, de discourir sur la règle du plaqueur plaqué à côté de la plaque, de disserter sur l’arbitrage vidéo, cette caméra qu’au fond on aurait plus vite fait de placer dans le ballon, manière d’accélérer le visionnage sous les shorts et les mains baladeuses et précipiter illico la décision fatale ou gênée du 4è arbitre. Mais laissons cela aux commissions nombreuses et variées qui, après moult colloques, changeront quelques règles, de-ci de-là, cahin-caha, pour les remplacer par d’autres tout aussi tordues et incompréhensibles.

 

Non, parlons ici des mots du rugby qui auraient tendance à carrément devenir des maux.

A l’époque, on entendait  parler de mauls qui n’avaient d’ailleurs rien de mou mais plutôt quelque rugosité pour les échines adverses. On avait aussi l’up and under, sorte de coups de pieds hauts qui suivaient une courbe plus ou moins sinusoïdale selon le vent et le jarret du botteur, coup de pied donné dans une béchigue dont il valait mieux avoir la maladresse de manquer la réception sous peine de recevoir dans le buffet, en un effort commun et dévastateur, huit mastodontes pesant chacun un bon quintal. Et puis les dribblings qui étaient devenus, dans les années 70, la marque de fabrique de l’équipe d’Oloron au point que lorsque Milo Clémente et ses partenaires « enclenchaient » cette sorte de danse tribale collective autour du ballon en avançant en éructations effrayantes, mieux valait se sortir de leur route et de la trace que laissaient sur la pelouse des crampons  toujours trop acérés pour les dos adverses. Au point que la pelouse de la Croix du Prince mettait parfois plusieurs semaines à s’en remettre après leur passage.

 

Ces anglicismes qui n’avaient aucun sens pour les néophytes du rugby disparurent peu à peu des stratégies des équipes. Fallait bien innover ; et l’on s’inventa les rucks suivis de pick and go lancés par un impact-player rentré à la suite d’un turn-over.

Certains diront pour défendre leur sport : « Ouais, mais ce sont les Rosbeefs qui nous ont pondu leur vocabulaire à la « mords-moi le… ». Pas faux, mais les traductions basiques qui en furent faites génèrent longtemps le curieux lambda peu au fait des « finesses » de leur version française.

 

Qui n’a pas entendu parler de Piroulet  dans les années 70 ? Vous ? Dans un sketch  célèbre, ce brave Aveyronnais était descendu de Vezin de Levesoul, « là où le jambon et le saucisson, il est bon » pour aller voir un match de rugeby au stadium de Toulouse. Il avait eu lui aussi  toutes les peines du monde à assimiler la notion de mêlée et à comprendre pourquoi à Toulouse on payait un demi plusieurs centaines de milliers de francs ; il avait même pris une paire de « bouffes » en tentant une « touche » sur une belle blonde assise à côté de lui et qu’il croyait être « la poule de huit ».

 

Avouez ainsi qu’il peut y avoir aussi grande difficulté à nuancer les termes de « conservation », « valise »,  « passe » ou « groupé pénétrant », selon que le supporter est économe, voyageur, prostituée ou adepte du sexe à plusieurs.


18/08/2016
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La vidéo de l'émission

En 2011, Erick Mouget m'a fait l'honneur de me rencontrer avec micro et caméra pour son émission "Rencontres à XV". On y parla sculpture, peinture, livre et Croix du Prince.

Un beau souvenir.



10/04/2017
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Mes sculptures-rugby

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QUESTION

Mais où va le rugby ?

 


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24/07/2017
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Mes peintures et dessins-rugby

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Hommage à Colin Slade 

 

IMG_20171206_085614.jpgA la façon de Picasso

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28/11/2017
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UBB 41-Section Paloise 19

Va falloir serrer les boulons.

 

 

Et bien, voilà, on y était. En entrant sur la girondine pelouse, Simon avait passé délicatement sa main dans son superbe brushing et gratté sa gorge manière de tester sa voix, cordes vocales reposées après une fin de saison toute en décibels. Conrad avait serré un ballon contre lui, en versant sur son brillantissime passé une larme que personne n’a vue… Le staff, tout bardé, de micros HF, d’éponges toutes neuves et d’ordis statistiquement logiciélisés, s’était serré les  coudes, avait croisé les doigts, la gorge nouée : la saison serait « chaude » au regard des ambitions affichées et auxquelles les embûches et autres impondérables ne manqueraient pas de se mêler… Le patron ne voulait pas qu’on soit c… , qu’il avait dit sur le journal.

 

Le show devait muster go on !

 

Le modeste chroniqueur de « La tribune d’en face » lui aussi était toujours là, devant sa télé ; après cinq saisons en ProD2 et trois en Top 14, il  continuait encore une saison cédant à l’insistance amicale de ses copains-lecteurs. Serait-ce la saison de trop ? Partirait-il avec les honneurs, sans fracture de la syntaxe, sans traumatisme du vocabulaire, sans protocole-commotion suite à un écart de langage trop appuyé, un désaccord avec ses lecteurs ? L’esprit tranquille, il avait, deux jours avant, récupéré sa carte d’abonnement avec ses potes fidèles, Jean Paul et Robert, ses conseillers techniques de circonstance  et censeurs impitoyables de ses emportements chauvins ; il avait dépoussiéré son clavier d’ordinateur, fait craquer ses phalanges manière d’assouplir quelque arthrose digitale manière de prendre quelques notes pendant le match.

 

Le show pouvait muster go on !

 

Un vrai show attendu fait de jeu enthousiasmant vocalement honhadé, de belles passes généreusement redoublées, de plongeons dans l’en-but élégamment aplatis, de rucks et mauls pas molles.

Car, voilà, l’inter-saison n’avait guère été délirante pour les fanas de rugby que nous sommes, entre des Bleus balbutiant leur rugby dans l’enfer black des Néozélandais jouant tous hakapella, un jeune plein de vie et d’espoir ovale mourant sur le pré aurillacois avec toutes ces questions qui nous assaillaient sur la tournure destructrice que prend de notre sport, le départ de l’ancien président Camou, homme discret et dévoué, lui qui fut mis lâchement à « la porte », en se demandant : « Mais à quoi sers-je, Simon ? (Ben, oui, fallait bien que je commence à délirer à un moment ou un autre !)

Heureusement, qu’après les filles, il y avait eu nos jeunes, justement championnés du Monde, qui nous remplirent de bonheur, preuve que tout ne va pas si mal dans ce monde compliqué de  jiffs, de contrats généreux, de  joueurs venus miraculeusement des terres australes et autres « salary cap » mystérieux. Qu’on en perdait notre latin, notre jugement et nos principes, au point de n’être que des supporters-moutons soumis aux caprices de quelques présidents rendus ambitieux et mégalos par des masses salariales de plus en plus démentielles… Mais les « petits » garderaient-ils longtemps spontanéité, créativité, culot et fraîcheur du jeu qu’on aime… Wait and see… avec le gros doute qui baguenaude dans l’esprit de celui à qui on ne la fait plus. 

 

Le show allait muster go on ! C’était sûr ; le coach l’avait dit.

 

Alors, on a vu.

On a vu une belle entame concrétisée de coups de pieds efficaces et lointains. Mais la Section se montrait si peu créative que l’arrière du coin Ducuing, passé maître en l’art de contrarier les Palois souvent et depuis longtemps, pointait son nez et son ballon vite et bien fait dans l’en-but. Seul Malié remuait le cocotier, pas toujours avec bonheur. En face, Roumat se montrait quelque peu « agressif » à l’endroit de Slade, mais l’arbitre n’avait pas encore bien réglé ses rétroviseurs. Passons.

On a vu une superbe entame de 2è mi-temps, Daubagna opportuniste par deux fois après un super groupé pénétrant très bien construit. De superbes enchainements, toutes les gammes du rugby pour l’essai malin du Thibault.

Les Palois s’emballent… trop ? On domine mais on ne concrétise pas alors que l’oiseau Serin pas très serein, commence à chanter sa chanson de gestes, tourné vers l’arbitre de touche, bras écartés. On écarte le ballon sur des trois-quarts arrêtés. C’est déjà la fin du match pour les Verts et Blancs. Ils n’auront plus de venin à cracher alors qu’il reste 20mn à jouer.

 Ça cartonne jaune pour Foley, ça cartonne au score pour les Girondins. Ouille, ça fait mal. Le planchot explose. Reste plus qu’à rentrer en Béarn, parait qu’on va se mettre à bosser. Ça me rassure ! Il serait temps.

Lespiaucq, au micro de Rugby+ se montre quelque peu chafouin : pas entièrement tort, à mon avis : quelques rentrées à l’épaule autour des rucks que je croyais interdites, du plongeon dangereux et un sifflet muet.

Je me tais, la saison sera longue et génératrice encore de râleries et autres fulminations.

 

Mais quand on ne franchit pas... on ne franchit pas ; ça, ce n’est pas la faute des autres et de l’arbitre, M.Lespiaucq… Non ?

   


25/08/2018
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Section Paloise 20 - Toulon 10

Des raisons d’espérer… on continue…

 

Vendredi 31 Aout, l’été s’étire…«  Ô pelouse, ô pelooouse », chantait, Claude, le jazzman occitan… (ou quelque chose comme ça, qui y ressemblait). Comment ne pas être inquiet et interrogatif : chez moi, la pelouse, brûlée par une période bien trop « sécaille », ressemble plus à la savane africaine qu’à un green de golf irlandais ou un court de tennis du côté de Wimbledon en plein mois d’Avril.

 Je suis inquiet en pensant au match de Samedi : comment sera celle du Hameau pour la « rentrée des classes », nous qui avons vu,  il y a 3 mois à peine, décaper  jusqu’à l’os ce gazon maudit, cause de tous nos maux, (un peu comme si pour faire un lifting, la star s’était fait arracher la peau). Ce p… de gazon qui, le traître, avait interdit quelques victoires majeures comme ce match récent contre Agen, de triste mémoire. Honte à lui ! Qu’il soit à jamais tondu jusqu’à la moelle! Foin de ce pseudo ray-grass tout pissenlitisé !!

Mais, au final, qu’en auront fait les grands maîtres, diplomés es Brin d’herbe, embauchés pour la circonstance : « Un jardinier qui sabote une pelouse est un assassin en herbe.” disait Raymond Devos. Le président Pontneau, même s’il avoue ne pas être un grand spécialiste de l’agronomie, se montre optimiste au micro de Radio Bleu Béarn ; la consistance de la nouvelle couche devrait, selon ses propos, être plus favorable aux rebonds des gonfles et surtout à la course de nos lévriers… Plus en phase avec le style du jeu estampillé Section Paloise, dit-il… Oui, je veux bien… Mais j’attends de voir !

Et puis, il y a la bactérie, cette fameuse bactérie qui décimerait toutes les pelouses de tous les stades de France (excepté celle du PSG… allez comprendre). Elle doit bien être asiatique, celle-là aussi, comme le frelon, les importations ou la grippe qui font tous nos malheurs terrestres. Oui, cette fameuse bactérie qui vient nous narguer quand ce n’est vraiment pas le moment : ce serait un comble qu’une bactérie contrarie nos « gras minets » (que nos piliers me pardonnent cette liberté orthographique).

Samedi 1é Septembre, l’automne approche et le supporter vert et blanc jaunit à l’idée que Toulon pourrait faire pilou pilou sur le nouveau gazon sans aucune autorisation. On a chargé à Bordeaux, eux tout autant at home, tellement chargé que Mourad en est resté si muet que son silence en était inquiétant, que sa ire nous manquait presque. Aussi le supporter béarnais s’inquiétait tant d’un déferlement de bastarades qu’il en oubliait de s’enquérir de la santé de son pré vert. Que védéram le moment venu pour constater si des brins d’herbe manquaient.

D’abord, reprendre une bonne habitude, façon « gentry londonienne » : garer le Kangoo « Rolls Royce » sur le parking pour un pique-nique inaugural avec les copains, ceux qui feront notre compagnie et accompagneront nos émois pendant toute la saison, dans la tribune d’en face ; quelques gourmandises « du pays » arrosées comme il se doit en feront un plaisir simple et convivial… avec, certes, le risque d’arrondir notre ovaligne, façon Depardieu, mais surtout manière de se mettre dans l’ambiance avant d’y être vraiment et d’être bien chaud au moment d’entonner la Honhada.

 

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Juste le temps de tester dans ses nouveaux verres la nouvelle bibine aux couleurs nouvelles payée avec une nouvelle carte, à peine le temps de serrer quelques paluches sur les gradins, une honhade après, nous voici déjà dans le vif du sujet : ça rafale dur sur le pré, les Rouges et Noirs déboulent dans tous les sens, cachent les ballons aux Palois déjà à fond. Sont-ce les effets de la chaleur, ou une crainte sourde, mais je commence à rentrer ma tête dans mes épaules. J’entends déjà autour de moi quelques expressions inquiétantes : branlée, rouste, carton plein, Pro D2. Déjà Planté et Lespiaucq ont bâché, claudiquant du jarret, la mine défaite.

Cuissauxbras a déjà pointé entre les barres que nos Béarnais sont déjà en apnée. Mais comment ces Toulonnais pourront-ils tenir ce rythme infernal ? 

Et vingt minutes après, voilà que les mouches, taons et guêpes commencent à changer d’ânes. Notre troisième ligne des grands jours se met à gratter du ballon au sol façon pelle mécanique refaisant la pelouse du Hameau… Le « matos » toulonnais commence à tirer la langue, se fébrilise, se décollazote de ses équipiers. Intraitable, le Palois se fait maître dans l’art de la cisaille, sautant sur tout ce qui bouge. Le Jean Paul, lui qui a pratiqué la gonfle sur moult stades de France sous moult conditions météo diverses et avariées, y va de sa théorie : le Varois ne supporte pas le climat béarnais. Et lui qui faisait triste mine l’instant d’avant se remet à plaisanter et vanner à côté de moi. Un signe !

Et le score, de négatif, commence à prendre des couleurs. Oh, il y a bien cette foutue touche qui laisse encore à désirer, mal récurrent, point encore trop faible. Mais on compense largement par de la combativité, des avants intraitables au sol, dans les rucks, une mêlée solide, un coaching « malin », tout ce qu’on appelle un collectif… et peut-être une plus grande envie, celle que connaissent souvent moins les stars du rugby importées à grands renfort d’espèces sonnantes et… trébuchantes.

Et voilà que Mogg se paye sa première chandelle, que deux Toulonnais se gènent, que Daubagna se fait sa malle hebdomadaire et que Dougall, géant hier, du boulot d’Irlandais « cap e tot », redonne quelque couleur au planchot.

Juste le temps à Colin de tourner son pied pour louper sa transformation, et voilà que le gars se met à enquiller pour punir un adversaire qui approximativise beaucoup trop. Le Rouge et Noir laisse des ballons au sol, un peu comme si la pelouse était plus basse au Hameau qu’à Mayol.

 

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Même ce banc adverse qu’on craignait tant n’y peut rien. Ça commence à honhader de partout, le public retrouve son souffle-porteur sous la cagna implacable.

Le Toulonnais ne reviendra plus malgré Bastareau qui secoue le cocotier, Guirado qui tente de s’arracher des mauls. Taofifénoa, le pas lourd et la tête basse, rentre au garage. Pas question pour les Palois de lâcher le morceau. La nouvelle pelouse qui a bien tenu le choc ne verra pas ses « petits » lui pleurer dessus dès sa première journée. Juste de la sueur pour lui donner quelque ressort.

Allez, la saison est lancée, l’espoir est sauf, le supporter chauvin trouvera mille raisons de « les voir dans les 6 », le raisonnable sera plus enclin à croire à un maintien confortable. Et puis il y aura toujours ce qui ne veulent voir que le côté négatif des choses, un jeu pas assez ceci, un banc trop cela.  Même le meilleur « coach en impartialité » ne pourra rien pour eux. Qu’ils continuent donc à « grincher », critiquer… et, au fond, détester le rugby.

 

Trois choses enfin :

-          Mention Bien à la mousse … qui ne mousse plus… Même si les godets « Top remplissage par le bas » sont un peu chétifs à mon goût.

-          La pelouse m’a paru en santé correcte. On doit être bien plus inquiet du côté de Montpellier.

-          Merci aux 375 lecteurs qui m’ont fait l’honneur de s’intéresser à ma première bafouille avec les commentaires sympas qui accompagnent cette lecture … Très proche d’un de mes meilleurs scores de l’an dernier… Encourageant, n’est-ce pas ?

 

 


02/09/2018
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Grenoble 21-Section Paloise 24

 

 

Et un voyage profitable… Un…

On en redemande.

 

« Loin des yeux, loin du cœur » écrivait le poète. C’est vrai que, perso, cette semaine, j’ai du mal à me mettre dans l’ambiance, à trouver le starter pour me mettre à délirer, dégoiser, déblatérer, cancaner alors que nos poulains trainent leurs crampons loin de leur ville-patrie. Qui plus est quand ils sont forcés de « changer de chaîne » : l’air des Alpes n’a rien de vivifiant à côté de celui des Pyrénées, cet air qui une semaine auparavant fit le malheur des Toulonnais.  Les bords de l’Isère seront-ils accueillants pour les nôtres, eux qui ne trouvent bonheur que sur les rives des gaves ?

« Que vais-je donc pouvoir trouver comme angle d’attaque », c’est la question que je me pose encore, alors que je suis en flânerie au forum des associations de Jurançon où je suis venu saluer mes copains cyclos. « Qu’est-ce qu’il va nous écrire » ? Interrogatif devant mes craintes épistolaires, Michel Bernos, le maire de la ville, en tournée de « toque manettes » auprès de ses administrés, vient s’enquérir de mes hésitations, en me toquant, la mienne, de manette... Il me propose alors une « ouverture »… chose qui, en politique, n’est pas toujours facile : une  question empreinte d’inquiétude qui me permettrait de démarrer ma bafouille. Oh, rien qui ait un rapport avec les futures élections européennes, ni qui fasse penser aux prochaines municipales sur les bords du Néez. Pas plus qu’en rapport avec mon opinion sur la « macronie ». Non, juste : « Est-ce que l’ours béarnais peut-il coloniser les Alpes » me propose-t-il avec un petit sourire en coin  empreint de malice… Est-ce le bruit autour de nous ? Ai-je compris « l’ours béarnais » ou « l’ours bernie » qu’il a prononcé ? Car la nuance est d’importance en ses temps pastoralement agités du côté des estives aspoises. Et M.le maire de continuer sa tournée diplomatique sur le stade me laissant là dubitatif, moi qui ai, comme vous tous, pu suivre tour à tour, cette semaine, la vilaine colère de bergers anti-ours du côté d’Etsaut et l’histoire d’amour, façon Closer, de nos deux mascottes peluchées, la paluche dans la paluche, sur le stade ensoleillé du Hameau. Preuve que les accouplements d’ours, ça ne laisse personne indifférent… aucun doute ! Avec, hélas, des réactions fort opposées. Quant à moi, fataliste et molasson, n’aurai-je pas un peu trop tendance à me laisser aller, face à ces émois ursins : en quelque sorte, un vieux Baloo au milieu de la jungle et qui, comme beaucoup, ne fait pas l’effort de sortir d’Hulot.

 

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« Ne me parlez pas de Grenoble » qu’il disait Fernand Raynaud, un humour que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Eh bien oui, parlons-en, de Grenoble !

Il a plu de grosses gouttes sur Gan ce dimanche. Juste assez pour laisser mon vélo au garage. Mêm’ pas fatigué pour m’avachir dans mon fauteuil, sur le coup de « midi et quelque », téloche grande allumée. « Midi et quelque », là aussi, il faut vraiment être mouton… ou brebis… pour se faire bouffer à accepter un tel horaire pour voir un match de rugby. L’heure où, à l’époque, on sortait à peine du bistrot du village après l’apéro dominical, son devoir de dévot accompli auprès de M. le curé.  Et oui, la messe, d’ecclésiastique est devenu médiatique, l’écran de télé a remplacé l’autel, la télécommande a terrassé le blanc limé, la quête du dimanche s’est transformée en abonnement au dieu CanalPlus. Isabelle a supplanté la Vierge Marie, Chabal s’est fait petit Jésus et Bayle remplace en chaire l’abbé de l’église St Jacques.

Venons-en au match.

Les Palois ont du mal à se lancer et Grenoble ouvre la marque grâce à un Pyrénéen Cap et tot : Pourteau, l’Arudyen, d’un beau coup de pied, dicte haut sa loi… (Celle-là, je la trouve pas mal…). Taylor se plante, Mogg itou… mais au fond, il fait bien puisque, s’il avait réussi, on n’aurait pas pu, aussitôt après, apprécier sa valise, passage en revue millimétré, olé, esquive, accélération, et tout le tintouin. Du grand art. Tout ce qu’il faut pour rassurer le staff sur l’opportunité de son recrutement, surtout si on y ajoute deux ou trois autres biscouettes de classe et un coup de pied « Top longueur et précision ».

Hélas, quelques imprécisions, des passes ratées, du soutien trop tardif, et nos Palois peinent à faire le trou ; comme l’idée qu’ils ne sont pas encore dans une configuration Top 6 comme Clermont ou le Racing. Cette petite précision que maîtrisent les « Gros » et que n’ont pas… encore… les Palois.

Jaloux, Blanc se fait une Mogg copiée-collée, peu après. La défense de Grenoble a ressorti une vieille passoire, les Palois en profitent. 

Début 2è mi temps, l’Isérois se rebiffe, brouillon et bourrin ; ça défend dur côté Verts et Blancs mais on se montre, malgré tout, incapable d’imposer son jeu. On gâche encore trop dans la construction, Grenoble se faisant un devoir de les y imiter.

Dans un style différent de son nouveau collègue, Daubagna vient mettre, indéniablement, de la vitesse dans les actions paloises ; ça donne, ça donne, vite et bien, ça enchaine, et chacun vient se proposer. Même Adriansse qui offre un petit matelas de points fort utile en plongeant en bonne place sous les poteaux.

Las, l’essai grenoblois à quelques encablures de la sirène, vient perturber ma quiétude de supporter rassuré. Le Grenoblois s’y colle alors qu’il reste cinq minutes.

Zozo, mon perroquet vient de tomber de son perchoir, le chevreuil, caché dans le bosquet proche, s’enfuit, terrorisé : à 15 secondes de la fin, alors que Pau tient le ballon, de façon quasi définitive, je viens de pousser un tel hurlement, proféré de tels jurons fleuris de quelques noms d’oiseaux que mes murs en tremblent encore… Non, M. Ruiz, je ne m’habituerai jamais à votre arbitrage… façon   de vous dire que j’ai eu le sentiment à ce moment-là, quand vous nous pénalisez, que vous vouliez nous faire perdre « Notre » match.

Qu’en des termes élégants ces choses-là sont dites… Ce ne sont pas pourtant ceux que ma femme a bien entendus.

Heureusement, une faute grenobloise concluait l’échange.

 

Et « L’ours Bernie avait colonisé les Alpes ».

 

Qu’est-ce qu’on fait contre Clermont ? On gagne ? « Les marchands de pneus », ils vont nous mettre la pression, sûr ! Va falloir jouer gonflés et on va finir sur les jantes. Mais, bon, pourquoi pas…

 

Quelques images prises sur l'écran

 

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09/09/2018
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Section Paloise 23 - Clermont 27

Et le rêve passa…

 

« Dis-moi pas qu'c'est pas vrai! » qu’il aurait dit Djamel… Comment ? Mes Internationaux chouchous, les ceusses qui ont une fougère sur le torse, qui  ne perdent jamais, les artistes de l’Ovale, battus chez eux par les vilains SudAfs, les ceusses qui piétinent les brandillons, écrasent les coustous, malaxent les mâchoires, explosent … des attributs virils… que j’ose mêm’ pas y penser ! Les All Blacks terrassés sur leurs terres, hakapables de s’imposer,  évènement rarissime, aussi rare que la rencontre du soleil avec la lune. Que je m’inquiète maintenant : dans quel état de délabrement ils vont être, Savea et Smith, quand ils vont nous arriver, au premier avion direct Wellington, dès la Coupe du Monde terminée. Hein ? Qu’il va falloir se les envoyer aussitôt en thalasso à Capbreton pour les requinquer avant leur entrée au Hameau ?

Ceci dit, des Smith, y en a beaucoup en Zélandie ? Parce que nous on les prend tous... Sans problème ! D’ailleurs, je me demande même si Smith, ça ne veut pas dire Béarnais, là-bas, aux Antipodes. Allez savoir !!

Au fait, est-ce que vous savez quand les premiers All Blacks investirent notre sol ? C’était en 1919, une équipe de soldats néo- zélandais, venus pour combattre auprès des Français, avait fait une mini-tournée pour relancer le rugby après la guerre : un match avait eu lieu contre ceux qu’on avait appelé « une sélection méridionale » qu’ils avaient battue, à la Croix du Prince, sur le score de 16 à 6, devant une affluence énorme. En voici quelques photos que je garde précieusement.

 

 

 

 

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Venons-en à notre match du jour, ce Section Paloise-Clermont, si important pour nos couleurs dans la série « Qu’est-ce je vaux contre des gros ». Le style de question qui, au fond, n’a de valeur et d’importance que pour le supporter inquiet, et bien peu pour joueurs et staff qui ont une saison à gérer, au cours de laquelle on aura beaucoup d’eau à faire couler sous le Pont du XIV Juillet avant de voir poindre la fin de saison… Largement le temps de prendre branlées et victoires imprévues. Remember comment, la saison dernière, on s’est bouffé le bénèf en deux coups de cuillère à pot, le printemps venu. Remember comment après avoir perdu connement contre le Stade Français au Hameau sur une makalounade d’école sur 80m et une défaite contre Montpellier, on a réussi une bonne saison malgré tout.

Perso, j’avoue, vilain petit canard peint en vert, que je ne donnais pas beaucoup de chances à nos Palois, ce Samedi au Hameau. Une façon comme une autre d’éviter de se rendre malade, au moment de « la bière d’avant ». Et c’est ce qui fait d’ailleurs que ma déception n’en est que plus grande… Espérer pendant plus de 70mn, rêver à l’exploit et voir tout s’effondrer à quelques encablures du Paradis… ça fout les boules. Pas d’autres termes ! 40 points dans la musette, on aurait pris la claque, essuyé la joue et on serait passé à la suite. Mais là !

Finalement, le match fut, pour nos Palois, une copie inversée de celui contre Toulon. Et à vouloir prendre Clermont à la gorge comme l’avait tenté Toulon contre eux, nos Verts et Blancs se sont mis dans le rouge avant d’arriver au poteau… qui fut alors « poteau d’exécution ». Pourtant, comme on dit, ils « mirent les ingrédients », de vaillance, d’abnégation, mettant, pour la première fois de la saison, le doute dans les cerveaux jaunes impuissants et maladroits comme jamais. Ils faisaient jeu plus qu’égal avec la meilleure équipe du moment et c’était jubilatoire. Mogg festivalait du pied et de la course, perturbant les lignes clermontoises paniquées par ses positionnements imprévisibles. Ne fut-il pas indirectement celui qui amena l’essai de Colin Slade, décalé sur une aile d’où Mogg, très surveillé, avait disparu ?

Ainsi tout baigna dans l’huile ; même que la roulette de l’arbitre en tournait à merveille dans le chioulet … Jusqu’à ce qu’il lui prit la cuque de nous jouer  son « Concerto en Section Paloise mineur ».

Le genre de réaction que craignait le supporter palois dès qu’il avait découvert le nom de « l’heureux élu ». Ce n’est un secret pour personne que la relation Charabas-Hameau n’a jamais été idyllique. Elle dure, et ce ne sont pas les insultes d’un côté et les regards arrogants vers le public de l’autre, style « Gueule toujours, c’est moi le patron » qui arrangeront les relations. Comme l’impression que chaque partie arrive avec ses à-priori  et qu’on n’en sortira jamais. Alors pourquoi justement est-ce lui qui est choisi pour ce genre de match, si important pour le public palois. N’y a-t-il pas d’autre arbitre capable d’en faire son affaire… Ou est-ce voulu ? Je me demande… Mais alors pourquoi ?

Alors, la rafale de pénalités tombe sur les avants palois, la mêlée paloise se déglinguant à chaque effort, le score rétrécit comme peau de chagrin jusqu’ à s’inverser sans que le chrono ne puisse accélérer l’échéance. Azéma se venge de la roublardise de Mannix : il fait rentrer Slimani comme l’avait fait « coquinement » l’an dernier Simon en faisant revenir  Domingo… avec le coup de poing stupide qui s’en suivit et la victoire inespérée des Palois à la cloche. Et les Jaunards passent devant suite à deux pétots faiblards de dégagement mal gérés qui leur rend le ballon. Images flagrantes du vent de panique qui souffle dans les lignes béarnaises, à ce moment-là.

Et alors qu’il reste 4mn pour tenter quelque chose, envoyer la gonfle loin devant avec l’espoir bien mince d’obtenir une pénalité (il ne faut jamais désespérer d’un arbitre en repentance), les Palois se mettent à attaquer à tout berzingue, alors qu’ils ont à peine les jambes pour aller sous la douche. On recule inexorablement, c’est fini, alors que Michelin n’est même pas crevé.

 

Et la troisième mi-temps peut commencer sur le zinc. Débat épique, entre mes compagnons et moi-même, cocktail de déception et de frustration à la sauce Enervement. Chacun avec sa bière tentant de se faire mousser.  L’un qui n’en démord pas de dire qu’il ne peut y avoir un si grand écart de pénalités entre les deux équipes, soupçonnant que quelques fautes clermontoises ont été « zappées » (c’est moi), l’autre se disant que le coup de sifflet mériterait moins de précipitation sur les tenus manière de permettre au soutien de s’exprimer et ainsi favoriser l’initiative d’attaque, le troisième plus rigoriste s’en tenant à la règle et rien qu’elle, trouvant que les Palois, il n’a pas tort non plus, ont vraiment lâché le match en multipliant les fautes.

Et la discussion finit dans la voiture, en débat philosophique inspiré carrément de « l’Esprit des Lois » de Montesquieu, sur le thème « Arbitrage et démocratie » ! Carrément !

Voilà que maintenant le rugby, ça devient très intello… On aura tout vu ! Vous imaginez, M. Charabas qui inspire des sujets du bac !

 

Allez. Stade Français, on gagne et on discute plus !

 

Pour terminer, je vous propose le diaporama habituel du match avec une devinette à la clé : Quelle est la "bizarrerie" commune à toutes les photos ?  

 

 

 

Une  pensée pour Jean Claude Mounat qui vient nous quitter. Joueur, entraineur, président du Gan Olympique, il a

beaucoup donné pour le rugby gantois et béarnais et pour son village

et vient d'être récemment récompensé de la médaille de la Jeunesse et des Sports.

Ce fut aussi mon équipier et un super copain.

Tchao, l'ami


16/09/2018
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