la tribune d'en face

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US Oyonnax 16 – Section Paloise 19

 

"L'arbitre, c'est comme le vent et la pluie. Il fait partie du jeu. Il faut faire avec." (L. Mias)

 

On a coutume de dire « les mêmes causes produisent les mêmes effets ». Et bien, i am sorry, désolé d’être d’entrée ainsi désagréable, le rabat-joie du jour, mais je l’affirme haut et fort, j’assume mon annonce : ce n’est pas vrai !! Voilà !

Que je vous dise d’abord : je suis du style à ne pas toucher avec des pincettes depuis hier soir malgré cette victoire paloise à Oyonnax. Même que mon copain Robert, je m’en excuse auprès de lui, a dû subir un assaut téléphonique en règle, du genre à lui en déchirer les tympans, alors qu’il sirotait tranquillement son petit champagne dominical avec madame. Un vrai rabat-joie, je vous dis. Un importun. Un mal-élevé, que je suis.

Non, je ne suis pas du style à toucher avec des pincettes, au point que j’en suis à me demander quelles sont les causes qui peuvent produire ces effets. La lune descendante ? Les méfaits de l’âge ? Le contexte politique ? Des problèmes hormonaux ? Quelques Trumperies agaçantes ?

 

J’aurais pourtant dû sauter au plafond suite à cette victoire fort bien venue… Mais non ! Autant j’avais été ravi, enthousiaste après le succès à Agen, autant je suis là dans le « bof », « ouais », « oui mais », « mmm… », le sourcil froncé et fort expectatif.

La victoire à Agen, c’était la première à l’extérieur ; tout pour se réjouir de cet évènement prometteur. Mais voilà, il y a eu ensuite cette défaite au Hameau qui a douché mes enthousiasmes, mis des doutes dans mon esprit de supporter. Et ce n’est pas, soyons francs, la prestation dans le Haut Bugey, qui fut de nature à me rassurer.

Pour tout dire, ce fut, à mon sens, un match à la « qu’on ». Les touches « qu’on » râte à la pelle, en début de match à des moments où l’on peut prendre le score. Des ballons portés « qu’on » tarde à construire, attendant les dernières minutes (vous me direz, si on n’a pas de ballons en touche, c’est mal barré pour les ballons portés !). Des turn-over « qu’on » exploite mal. Des passes « qu’on » envoie dans les talanquères. Des avants « qu’on » voit arriver en retard sur les rucks.

Juste quelques éclairs de Pourailly, ces éclairs qui firent sûrement pêter le champagne chez Robert, je présume, lui qui est un fan du « petit ». La percée hebdomadaire de Daubagna, encore mal récompensée. Et ce réveil final qui arrive,  c’est pas trop tôt, à m’arracher un cri de joie et de satisfaction… à moins que ce ne soit de dépit, allez savoir.

Et puis, il y avait en face des Rouges et Noirs, le couteau entre les dents, défaite interdite, qui était là pour produire un jeu à la « qu’on » : « qu’on » installe pour peu construire et beaucoup détruire.

 

Bref, l’ennui. Juste un magnifique coucher de soleil sur Mathon pour embellir le coup d’envoi. Style « Aurore radieuse sur l’Ossau «  ou « Crépuscule romantique à Socoa ». Seulement voilà, comme on   dit en Occitanie : Auba roja, vent o ploja , aube rouge, vent ou pluie. Certes, ce ne fut pas le déluge, mais on prit quelques belles rafales et le bateau tangua souvent. Heureusement, on sut tenir la barre pour rentrer au port, les gréements en désordre et la voilure fatiguée.

 

Alors, voilà, oui, je fus hier soir grognon plus qu’à l’ordinaire. Et pour arriver là, je me dis qu’il y eut aussi « Le 3è élément », l’arbitre… ou plutôt l’arbitrage des 2 matchs que j’avais régardés non-stop en ce Samedi. Je répondais à Philippe, la semaine dernière, après le match contre le Stade Français, que je ne voulais pas tomber dans cette critique systématique. Mais là, j’ai fort envie de me lâcher un peu, manière de faire tomber la pression.  Et manière de ne pas être toujours trop lisse et consensuel…ça finirait par devenir lassant, à force.

Ça fait quelques temps que je m’offusque du traitement inégal, limite fantaisiste, que l’on fait des en-avant de passe. J’avais pesté sur un essai toulonnais lors de la reprise du Top14 contre la Section. J’ai vu hier 2 essais béglais entachés de la même faute, sur les passes à Dubié, sans que personne n’y trouve à redire, sans aucune réaction arbitrale. Alors, que je vis, entre autres, un même geste de Conrad Smith vers Pourailly, bippé instantanément. Il parait qu’il y a des en-avant « dans la course », ceux qui supporteraient l’indulgence de l’arbitre… et de la vidéo… et les autres…pas « dans la course ». Allez, comprendre.

Enfin, il y eut les cartons jaunes : le pilier toulonnais qui se fait sortir alors que l’essai vient d’être marqué, Vatabua qui prend la porte alors qu’Oyonnax vient de sauver dans son en-but et, cerise sur le gâteau, Slade, à peine entré en jeu, qui repart au piquet alors que c’est lui qui a pris le coup d’épaule qui l’a fait tomber, ce qui a entrainé la chute de son agresseur. Réellement, jamais il n’aurait mérité d’être sanctionné sur ce fait de jeu.

 

Alors, deux poids, deux mesures ?

Alors, est-ce que les causes produisent toujours les mêmes effets, hein, dites-moi ?



08/10/2017
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